jeudi 21 mars 2013

les aiguilles des minutes écrasées


Dans la rue grise à l’arrêt stoppé, le bus, 
il a faillit être fatal à l'enfant.
Oui, c'est très sérieux quand on est écrasé !
Mais où est donc passé le père de l’enfant,
inconscient de cette rue où roulent les bus ?


Moi en marchant je n'ai vu aucun enfant,
sur les trottoirs des ordures écrasées.
Il réussi à bloquer la rue, ce bus.
Le poids du temps crée un effet écrasé, 
que l’on ne sent pas quand on est un enfant.


Dans la ville 807 fourmis écrasées
étourdies, à la merci du moindre bus,
grouillantes et affolées comme des enfants,
qui ne veulent surtout pas rater leur bus.
Tournent les aiguilles des minutes écrasées.

mercredi 20 mars 2013

Exercice du Pouvoir



        Je dois tous les libérer, ouvrir leurs 807 cages ! C’est de ma responsabilité !
        Ce sont des espèces protégées ?
        Enfin, je ne crois pas sinon elles seraient en liberté surveillée !
        Elles le sont.
        Je ne suis pas au courant. Je prends l'engagement de scier les barreaux de leur prison !
        Inutile.
        Certainement pas ! De toutes les façons, j’ai toute autorité pour conduire cette opération.
        N’importe quoi !


        Comment ça ? Que voulez-vous dire par là ?
        Elles sont déjà ouvertes.
        Qui ?
    Attendez un peu ! Vous sous-entendez qu’elles ont toujours été ouvertes. Ce n’est pas possible ! Je le saurais si…
        Inutile.
        Pourquoi dites-vous ça ? Est-ce que vous me prenez pour un idiot ?
        Pas exactement.
        Que signifie ce « pas exactement » ?
        Un con plutôt.


        Mais je ne vous permets pas ! Je suis votre Président !
        Plus pour longtemps.
        Alors que j’étais prêt à libérer les « cons » de leurs chaînes et de leur cage.
        C’est trop tard !
        Pardon ?
        Alors, qu’est-ce que je fais, maintenant ?
        Vous entrez dans une cage.
        Laquelle ?
        Vous avez le choix.
        Et quand vais-je en sortir ?
        Quand un autre « con » voudra vous libérer.
        J’attendrai mon tour ! Peut-être aurais-je le temps de réfléchir à l’exercice du Pouvoir ?
        Qui sait ?

vendredi 15 mars 2013

L'oeil et la voix




                Des yeux bleu acier fixent le téléspectateur. Un crochet direct au regard, qui vous harponne la pupille et ne la lâche pas. La soupe aux pois cassés s’attache au fond de la casserole, personne n’est capable de se lever pour aller touiller ou couper le gaz. C'est comme si ses yeux à elle avait réellement pêché les nôtres, personne ne bouge tant qu'elle ne remonte pas les lignes. On est là, à se demander, on fera quoi, nous, si l'écran s'éteint et qu'elle n'est plus là à nous donner la vie de son pur regard? Certains disent qu'une telle relation c'est de la dépendance, un aimable 1984, même plus besoin de nous surveiller, nous nous offrons tout seuls. D'autres disent que ça s'appelle Amour. Et d'autres, encore, ont décidé de ne plus jamais allumer leur télé. 

 
                 Essayez d'escalader un visage. Son visage à elle. Ce n'est pas une tâche facile, malgré la rectitude de l'écran, qui n'est qu'un écran, justement. Vous y pénétrez en vous mettant dans la peau d'un lilliputien. Au moment de grimper sur la face de cette femme absolument humaine, vous en examinez les prises, en recensez les recoins, les surplombs. Vous cherchez à deviner tous les accès, toutes les voies possibles. C'est au plus près des choses que l'on peut défaire les sortilèges.
Vous partez des promontoires qu'offrent ses deux pommettes à l'air orgueilleux. De là, vous avez un point de vue assez unique, panoramique. Sur le côté, en perspective fuyante et proche d'un jardin à la française dans ses entrelacs, une oreille. De l'autre côté, à proximité de l'autre pommette, l'autre oreille tout aussi décontenancée que vous. Prudemment vous faites le tour de l'oeil. Clairement une zone à risques. Discrètement vous enjambez les ridules, là-même où la paupière vient mourir. Remonter l'arcade sourcilière vous demande un réel effort. Depuis ce bord caverneux bordé de minces poils couchés et domestiqués, vous admirez une paupière lourde et sensuelle comme une tenture orientale. Et, au sommet de l'arc, vous retenez votre souffle: la vue sur toute la face de la femme s'offre à vous depuis le point le plus élevé. Vers le ciel, un front grand, légèrement bombé, un désert de peau serrée, mariée à l'os, qui s'étend jusqu'aux confins du visage où le cheveu se décide enfin à pousser en mèches touffues. Et le crâne, derrière, grosse boîte couverte d'une chevelure drue et régulièrement plantée. À la densité de l'air, vous devinez qu'une tempête se prépare sous ce crâne. Perdu dans vos pensées à propos de ses pensées à elle, vous en oubliez presque où vous êtes. Enfin vous réussissez à vous arracher à la contemplation de ces grands espaces pour partir en direction de là où ça parle. C'est le but de l'expédition. Au milieu, vous suivez la route principale, l'arête du nez, deux versants à pic, ailes palpitantes. Il est banal son nez, plutôt petit. Pas l'air d'être passé par le scalpel. Cloison légèrement déviée, qui vous déséquilibre un peu quand il renifle, tout desséché qu'il est par le microclimat de l'air conditionné. Puis, vous attaquez la dernière étape. Sous le nez, vous glissez au long du philtrum et vous voilà face à une lèvre semblable à une douce barrière de fin corail rose, vous l'enjambez. C'est le moment que choisit la bouche, presque anachronique dans ses lèvres minces, pour s'entrouvrir en grand, les dents, là, comme une barre d'émail étincelant, se séparent et la femme gobe, puis déglutit une grosse, longue goulée d’air, pour une plongée en apnée télévisée. In extremis, vous vous agrippez à une commissure et plongez à l'aveugle. Quand vous ouvrez les yeux, vous êtes blotti au creux du menton. Elle ne vous aura pas avalé tout cru. Ni recraché. Tout près, vous entendez son gosier tapissé d'air faire le travail, fabriquer des sons, des mots, des phrases. Du sens. Maintenant vous pouvez vous endormir placidement dans les proximités de cette bouche à l'alchimie soyeuse. 


              La bouche parle. Elle parle, du monde, et des affaires du monde. Vous avez repris votre place dans le canapé, au sein de la communauté des téléspectateurs. Elle nous parle. Puis, comme tous les soirs, elle dit "Merci de votre attention, j'espère que vous serez là, demain, à la même heure. Bonne soirée." Ses yeux, deux flaques bleues de 807 pixels chacun, environ. Quand je vous disais qu'elle savait s'y prendre avec nous…



mardi 12 mars 2013

la valeur du nombre 807 avec les 8000 premières décimales



John Mitsakis, récent Medaillé Fields, était absolument intrigué par singularité numérique : la séquence des trois chiffres « 807 » dispose d’une notoriété littéraire particulière qui dépasse singulièrement sa notoriété mathématique. De nombreuses études par le passé avaient tourné autour du pot sans arriver à en produire une explication non transcendante. C’est pourquoi il était temps, par une étude définitive et géniale, de trancher dans le vif du sujet, et d’étudier les corrélations magiques ou non qui existaient entre le nombre pi et le nombre 807. La vérification ne demandait qu’un petit calcul auquel il s’attela pendant sa pause déjeuner. 

Son téléphone lui fournit en quelques secondes la valeur du nombre avec les 8000 premières décimales : 3.14159265358979323846264338327950288419716939937510582097494459230781640628620899862803482534211706798214808651328230664709384460955058223172535940812848111745028410270193852110555964462294895493038196442881097566593344612847564823378678316527120190914564856692346034861045432664821339360726024914127372458700660631558817488152092096282925409171536436789259036001133053054882046652138414695194151160943305727036575959195309218611738193261179310511854807446237996274956735188575272489122793818301194912983367336244065664308602139494639522473719070217986094370277053921717629317675238467481846766940513200056812714526356082778577134275778960917363717872146844090122495343014654958537105079227968925892354201995611212902196086403441815981362977477130996051870721134999999837297804995105973173281609631859502445945534690830264252230825334468503526193118817101000313783875288658753320838142061717766914730359825349042875546873115956286388235378759375195778185778053217122680661300192787661119590921642019893809525720106548586327886593615338182796823030195203530185296899577362259941389124972177528347913151557485724245415069595082953311686172785588907509838175463746493931925506040092770167113900984882401285836160356370766010471018194295559619894676783744944825537977472684710404753464620804668425906949129331367702898915210475216205696602405803815019351125338243003558764024749647326391419927260426992279678235478163600934172164121992458631503028618297455570674983850549458858692699569092721079750930295532116534498720275596023648066549911988183479775356636980742654252786255181841757467289097777279380008164706001614524919217321721477235014144197356854816136115735255213347574184946843852332390739414333454776241686251898356948556209921922218427255025425688767179049460165346680498862723279178608578438382796797668145410095388378636095068006422512520511739298489608412848862694560424196528502221066118630674427862203919494504712371378696095636437191728746776465757396241389086583264599581339047802759009946576407895126946839835259570982582262052248940772671947826848260147699090264013639443745530506820349625245174939965143142980919065925093722169646151570985838741059788595977297549893016175392846813826868386894277415599185592524595395943104997252468084598727364469584865383673622262609912460805124388439045124413654976278079771569143599770012961608944169486855584840635342207222582848864815845602850601684273945226746767889525213852254995466672782398645659611635488623057745649803559363456817432411251507606947945109659609402522887971089314566913686722874894056010150330861792868092087476091782493858900971490967598526136554978189312978482168299894872265880485756401427047755513237964145152374623436454285844479526586782105114135473573952311342716610213596953623144295248493718711014576540359027993440374200731057853906219838744780847848968332144571386875194350643021845319104848100537061468067491927819119793995206141966342875444064374512371819217999839101591956181467514269123974894090718649423196156794520809514655022523160388193014209376213785595663893778708303906979207734672218256259966150142150306803844773454920260541466592520149744285073251866600213243408819071048633173464965145390579626856100550810665879699816357473638405257145910289706414011097120628043903975951567715770042033786993600723055876317635942187312514712053292819182618612586732157919841484882916447060957527069572209175671167229109816909152801735067127485832228718352093539657251210835791513698820914442100675103346711031412671113699086585163983150197016515116851714376576183515565088490998985998238734552833163550764791853589322618548963213293308985706420467525907091548141654985946163718027098199430992448895757128289059232332609729971208443357326548938239119325974636673058360414281388303203824903758985243744170291327656180937734440307074692112019130203303801976211011004492932151608424448596376698389522868478312355265821314495768572624334418930396864262434107732269780280731891544110104468232527162010526522721116603966655730925471105578537634668206531098965269186205647693125705863566201855810072936065987648611791045334885034611365768675324944166803962657978771855608455296541266540853061434443185867697514566140680070023787765913440171274947042056223053899456131407112700040785473326993908145466464588079727082668306343285878569830523580893306575740679545716377525420211495576158140025012622859413021647155097925923099079654737612551765675135751782966645477917450112996148903046399471329621073404375189573596145890193897131117904297828564750320319869151402870808599048010941214722131794764777262241425485454033215718530614228813758504306332175182979866223717215916077166925474873898665494945011465406284336639379003976926567214638530673609657120918076383271664162748888007869256029022847210403172118608204190004229661711963779213375751149595015660496318629472654736425230817703675159067350235072835405670403867435136222247715891504953098444893330963408780769325993978054193414473774418426312986080998886874132604721569516239658645730216315981931951673538129741677294786724229246543668009806769282382806899640048243540370141631496589794092432378969070697794223625082216889573837986230015937764716512289357860158816175578297352334460428151262720373431465319777741603199066554187639792933441952154134189948544473456738316249934191318148092777710386387734317720754565453220777092120190516609628049092636019759882816133231666365286193266863360627356763035447762803504507772355471058595487027908143562401451718062464362679456127531813407833033625423278394497538243720583531147711992606381334677687969597030983391307710987040859133746414428227726346594704745878477872019277152807317679077071572134447306057007334924369311383504931631284042512192565179806941135280131470130478164378851852909285452011658393419656213491434159562586586557055269049652098580338507224264829397285847831630577775606888764462482468579260395352773480304802900587607582510474709164396136267604492562742042083208566119062545433721315359584506877246029016187667952406163425225771954291629919306455377991403734043287526288896399587947572917464263574552540790914513571113694109119393251910760208252026187985318877058429725916778131496990090192116971737278476847268608490033770242429165130050051683233643503895170298939223345172201381280696501178440874519601212285993716231301711444846409038906449544400619869075485160263275052983491874078668088183385102283345085048608250393021332197155184306354550076682829493041377655279397517546139539846833936383047461199665385815384205685338621867252334028308711232827892125077126294632295639898989358211674562701021835646220134967151881909730381198004973407239610368540664319395097901906996395524530054505806855019567302292191393391856803449039820595510022635353619204199474553859381023439554495977837790237421617271117236434354394782218185286240851400666044332588856986705431547069657474585503323233421073015459405165537906866273337995851156257843229882737231989875714159578111963583300594087306812160287649628674460477464915995054973742562690104903778198683593814657412680492564879855614537234786733039046883834363465537949864192705638729317487233208376011230299113679386270894387993620162951541337142489283072201269014754668476535761647737946752004907571555278196536213239264061601363581559074220202031872776052772190055614842555187925303435139844253223415762336106425063904975008656271095359194658975141310348227693062474353632569160781547818115284366795706110861533150445212747392454494542368288606134084148637767009612071512491404302725386076482363414334623518975766452164137679690314950191085759844239198629164219399490723623464684411739403265918404437805133389452574239950829659122850855582157250310712570126683024029295252201187267675622041542051618416348475651699981161410100299607838690929160302884002691041407928862150784245167090870006992821206604183718065355672525325675328612910424877618258297651579598470356222629348600341587229805349896502262917487882027342092222453398562647669149055628425039127.

John en conclut que la séquence 807 apparaît 8 fois sur les 8000 premières décimales, soit exactement un pour mille, comme le prévoyait un calcul élémentaire de statistique. Le succès littéraire de la séquence magique était vraiment inexplicable.


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vendredi 8 mars 2013

Lapin malin


 
            Après des jours de pérégrinations dans ce désert, de neige et de glace, qui n’avait rien d’un œkoumène, en proie à une fatigue extrême, dans un souffle de lucidité, il dut remplacer son dernier husky par un troupeau de rennes qui passait par là.

          Alors, 807 jours et nuits fondirent sur cet inlandsis et tous les rennes périrent, exténués et affamés par tant d’efforts, sauf un qu’il relâcha dans la toundra tandis que deux ours polaires perdus, qui glissaient sur un iceberg, se jetèrent à l'eau pour prendre la tête du traîneau.

            Après des kilomètres de traversée inhumaine, le musher stoppa sa pulka – qu’il tirait depuis des jours avec l’énergie du désespoir – devant l’entrée d'un l’hôpital pour, enfin, soigner la petite patte du lapin blanc, enveloppé dans un duvet, qui dormait encore à l’arrière de sa luge.

mercredi 6 mars 2013

C’est ma démo Tacata toquée.




Y va pas . T’écoutas pas mes mots. C’est mal, c’est faux, c’est flou. D'ac d’avance. D’ou vient la voix qui me parle ? Mais avec l’As, tu y allas avec allant. Tacata voilà les Dalton. Tu te masquas. Dans le sas du CA, no SOS. A la caisse, t’encaissas plus que ça. Dans l’sac, la mise à... T’as fait un casse qu’a dérapé. Alors, comment tu gères ton sac braqué au bout des doigts ? T’es cassos ou t’es saqué ? Sachez que le sac va, ira, prouvera. Ca, c’est séché. Dans ta manche, ton As est sec. Sans casse, t’as cas, t’as qu’à virer saccage. Saquer l’as ou cassos, OK ? Ha, ha, ha , ta mise à sac fera cas. Plaise à tes malaises mis à mots. Saccagea, sauva et le sang sauça. Case à mal, y a qu’à, j’ai dit ! Tu nias pas les 807 gnons. Wallon d'Alligre, de Dali aux dakinis ad hoc, tu t’accordas au sort. Acquis fric-frac tout à trac. Tu tractas tes mots. D’ou vient la voie qui me parle ? Appas athés à bas dans le fond du sac. Tac au, tacata voilà les Dalton. Ta tata fêta tes tares avec moult tarte. Ton cat attaqua sa toquante, un attentat taré version mac. La Bac débarqua en vrac. N’y a cas, quand ça. Niac, niac. A la Fac hachée Kate jarte. C’est celle qui dit qui apprit. Vieille carne en berne. T’es cassos à la Fnac ou t’es saqué, causes tes tocs ? Casser le sac, sac chargé à caser. Sachez-le, que nous, sachez que nous on acta à l’arrache et à l'intérieur. Satanés à chercher le sas de sortie. Le sac à Manille, le sac à tortue, le sac à blé, le sac à ta tata. C'est classe ! C’est gaga ! C'est sale ! Tu prends le quart. Tournée de saké ! Sac à tous, ça a rien à faire, dans le train, on se rend sage. Tu prends le train, le sac à la main. Elle prendre le métro, un sachet au bout des doigts laqués. Et ça compte pas. Saccharine à l'intérieur, bon pour le cœur. Batman espère que ça s'embrasera, bombe au fond du fond du sac. Ça ne casse pas, ne déchire pas, c'est toujours au fond du sac que l'on trouve ce qu'on a pas cherché.

Mecs du Sac, avez-vous assez fouillé ? Avez-vous attiser ? Avez-vous assez trifouiller? C'est dans le fond du sac que le délit se trouve, la réalité se révèle. Oui, dans le fond du fond du sac. Et non ! Dans le faux fond. Les faux fonds sont pour les espions, les amants, les désespérant. Les faux fonds, c'est pour ceux qui sont déjà tarés, ceux du déjà trop tard pour les dons, les abandonnés donneurs de leçons. Dans le fond du fond du sac, c'est déjà trop tard ! Puisqu'ils n'ont pas touché et si, s’y seront fracassés , fondus, abîmés. Sans ça,  ces fichus sacs merdre de bordels de sacs ! Satané bordel de sac, avec son fond défoncé. Sont très très faux, sont très très font très mal cousus, sont effilochés. Tout est à repriser droit sur ce sac où l'affaire n'est de pas y pouvoir. C’est celui qui dit qui a pris. Y faut s’y mettre. Cassos ou cassé. Tant à repriser. Mise à sac est immédiate et sans retenue. Ça qu'on love, ça compte dans ce sac, ça coute des salaires de rats. Ça compte ric-rac ce sac, sale, salace, à l’anse qui enlace nos bras. Damnation. Tout ce qui nous irons y faire, c'est à quoi ils coupent. Tout ce qui nous y en fait, c'est tout ce dont il me coûte. Tranchons la somnolence. Sang séché sur le sac. Sacrifice salaud.

Pour revenir au fil, le ciel est radieux, le fils labyrinthique nous obscurcit cependant et casse nos iris. Le sac n'a pas de plage, des grains de sables au fond de son fond, il nous entraîne, toi aussi. Il est hier, il nous lie, il est issue, il est lié. Sa forme d’estomac, je veux même un mot pour le décrire sans crier, je veux des mots qui pêchent à la lune irisée. Ce que je veux : des mots qui y voient clair. Un bon mot, c'est un serpent à moi. Je veux des mots qui démentent. Tacata voilà les mots atones. Je veux des mots qui tremblent. Je veux tirer au fond du sac mon dernier mot à mon dernier souffle. Je veux tirer au stade du fond de mon sac, à son fond de fausseté, le dernier mot. Le mot du monde réel de mon dernier souffle, le souffle de ma dernière seconde, la seconde de ma dernière vie, la vie de mon dernier réveil, le réveil de mon dernier soleil, le soleil de ma dernière journée, la journée de ma dernière lune. C’est la démo à mon démon. Tacata voilà les mots caca. Les mots sortis de ma bouche. Des mots écrits dans mon cerveau. Je veux des bons mots au petit déjeuner. Des mots mac. Je veux des mots clés. Je veux des mots à l'after diner, je veux des mots qu'ils y disent. Je veux des mots qui grattent. Je veux des mots qui pêchent à la lune irisée. D’où viennent les maux qui me parlent ? Des maux sans démentis cachés dans les faux fonds des malles scarifiées.


Camille Philibert

mardi 5 mars 2013

Dansez maintenant.




              Et un matin, mon cœur m’a dit : -       « Tout va trop vite, beaucoup trop vite ».
En m’approchant du miroir, un battement de cil m’a guidé en douceur sur cette prise de mesure là. Le culte de l’urgence et de la vitesse m’a contaminé. Où bien je me trompe ?
Tiens, hier, par exemple. Qu’ais-je fais de mon jour ? Plus de 807 choses. Surement !


                Une vrai coureuse de fond,  que son urgence impose, qui gagne la vitesse, prem’s sur le podium, médaillée d’or du surf : planning/coaching/warning en tous genres.
Mes alertes en arc en ciel permanent. Tous feux tous flammes.
Championne du « multitâches ». La preuve. J’ai même réussi mon cake en surfant sur un réseau social tout en papotant avec ma meilleure amie au téléphone, tout en gardant un œil très maternel sur les devoirs de ma fille, tout en tenant l’aspirateur bien en main, tout en réfléchissant au sujet de ma prochaine réunion, tout en me servant un grand verre d’eau, tout en replissant le lave-vaisselle. Au fait il est quelle heure ? Je dis stop.


                   Ne pouvant pas non plus me convertir en danseuse de Butô, je décide à l’unanimité avec
moi-même que de toute façon je me dois, parce que je le veux, d’aller moins vite.
Le temps sera mon luxe.
Quitte à me faire passer pour une « anxieuse profonde, doublée d’une mauvaise estime de mon moi » (dixit la notion de Procrastination vue par les Psychiatres)
Slow qui peut, valsera bien le dernier. J’en suis convaincue !





lundi 25 février 2013

Les kiwis ont le sang vert, thêatre booléen


Jésus : ce temps gris me déprime. Pas envie de sortir ni de rester entre ces 4 murs.
Paul : Et si on allait voir la mère ?
Jésus : Arrête de parler du père en ces termes sacartistiques. Il n'a pas une vie facile. Ne serais-tu pas amer à la place ?
Paul : Regarde ce grand sot.
Madeleine : Bah, il idolâtre papa, il le vénère, il s'assimile.
Madeleine s'approche de Jésus, faisant mine de vouloir faire gazou-gazou. Jésus sort en claquant la porte.
Et ça ne s'arrange pas depuis qu'il sait qu'il a été adopté.
Paul : Il n'en peut plus de ce cor
Madeleine, Ouais, ça m'étonne qu'il ait réussi à se faire pousser un cor au même pied que papa. Cette technologie de la génétique par transfert me donne la chair de poule. Jusqu'où ira-t'il ?
Paul : Elle a stoppé cet élan.


Jésus revient, un verre de jus de fruit à la main.
Jésus : c'est qui elle ?
Madeleine : Oh, personne
Jésus : C'est forcément quelqu'un !
Paul coupe court : J'aime beaucoup ce verre.
Jésus : c'est du jus de kiwi, y a pas de quoi s'extasier.
Madeleine : les kiwis ont le sang vert ?
Jésus : et le tien n'irrigue plus le cerveau ?
Paul : Elle n'a plus de foie.
Jésus : et alors, ça rend bête ? Ma foi en y réfléchissant, elle l'a toujours été.
Madeleine : ce que tu peux être méchant parfois. Il aura bientôt repoussé.
Paul : il est bien noir.
Madeleine : tu peux le voir ?
Paul hausse les épaules et désigne la fenêtre : Quelqu'un a vu le port ?
Madeleine : Avec ce temps on ne voit pas à 10 mètres !
Jésus : ça tourne à l'orage.


Paul : il faut maintenant choisir un cadre.
Jésus : c'est vrai que ça fait un paysage fantastique.
Madeleine : Mais vous ne pouvez pas les faire vivre là-dedans !
Paul : C'est une bonne pâte.
Jésus : on n'a qu'à leur donner un pécule de départ.
Madeleine : Du genre 807 deniers ?
Paul : 807 deniers, on va pas loin.
Madeleine : S'ils mettent leurs deniers en commun, ils seront à l'abri.
Jésus : tout est dans le « si ». Ma petite Mado, cette foi candide que tu as en eux est très touchante.
Paul : le compte est bon.
Madeleine : Le comte a confisqué tous les fonds !
Jésus : Le conte tourne à l'horreur. Bienvenue dans la réalité d'ici-bas.

vendredi 22 février 2013

Mer amère



Emma : Et si on allait voir la mer ?
Alceste : Ah ! Tendre amie, vous savez bien, pourtant, qu’elle a pour moi un goût amer !
Emma : Regardez ce grand sot !
Alceste : Comme vous êtes cruelle, avec vos vilains mots
Emma : Il n’en peut plus de ce cor
Alceste : Mais de quoi parlez vous donc encore ?
Emma : Je parle de votre ami, Paul, qui ne supporte point le bruit du cor
Paul (entrant dans la pièce) : Qui donc parle de moi aussi fort ?
 
Emma (se parlant à elle même) : Elle a stoppé cet élan
Alceste : Quel élan ?
Paul  (à Alceste): Pardi, celui qui pousse Emma dans vos bras accueillants…
Emma (à Paul): J’aime beaucoup ce vert
Paul : La couleur de mon habit ne cherche point à vous plaire
Emma (tout bas) : Elle n’a plus de foi
Paul (à Alceste) : Mais qu’est-ce donc ? Elle se parle à elle-même, ma foi
Alceste : Hélas, oui, je le crois
Emma (à Paul) : Il est bien noir
Paul : On le serait à moins, femme de peu de mémoire
 
Alceste : Par pitié mon ami, ne réveillons point cette malheureuse histoire
Emma : Quelqu’un a vu le port ?
Alceste : Point de mer, j’ai dit ! Pourquoi me torturer encore ?
Emma : Il faut maintenant choisir un cadre
Alceste : Allons à la montagne, s’il vous faut un cadre !
Emma (à Paul) : C’est une bonne pâte
Paul (à Emma) : Vous pouvez bien le dire, vous qui lui accrochez votre fil à la patte
Alceste : Aurons-nous assez d’argent pour partir cependant ? Je me tâte …
Emma : Huit cent sept écus, on va pas loin
 Paul et Alceste (en chœur) : Ah la cruelle femme ! Elle ne nous épargnera rien
Emma (furieuse, quitte la pièce) : Le compte est bon
Alceste : Et maintenant elle s’en va rejoindre Rodrigue, ce triste félon

jeudi 21 février 2013

Au café. Théatre Booléen.

Lieu : au café. Personnages : A et B. Le serveur (vieux).

A : On n’est pas partis de Paris depuis longtemps… ?
B : Et si on allait voir la mer ?
A : (au serveur) deux cafés comme d’habitude  un simple et un double.
Le serveur repart, passe la commande au bar commence à nettoyer le sol à grande eau
A : laver le sol à grande eau en plein service, ce n’est pas très hygiénique, quel abruti …
B : Regarde ce grand sot.
A : je ne supporte plus la crasse de ce vieux serveur. En plus il boîte, tu as vu ?
B : Il n’en peut plus de ce cor.
A : Heureusement que la patronne l’a empêché de nous arroser.
B : Elle a stoppé cet élan.

A : Tu sais, la mer, ta mère, Deauville, je n’aime pas trop, mais si cela te fait plaisir…
Le serveur revient et dépose les tasses de café
A : Et la Manche, elle n’est pas bleue, mais verte.
B : J’aime beaucoup ce vert.
A : Ce sont les algues, la pollution des éleveurs de porc.
A : Et il faudra aussi  un passage éclair  pour saluer ta vieille tante, la religieuse ?
B : Elle n’a plus de foi.
A : Elle fait encore sa crise annuelle ? Cette vieille bigote nous a abrutis de ses discours, si on pouvait l’éviter pour une fois.
A : goûte son café : délicieux, tu aimes le tien aussi ?
B : Il est bien noir
A : Je ne sais pas pourquoi, mais je préfèrerais aller à Zanzibar, c’est loin, c’est bien, il y a la mer bleue et des bateaux colorés. Il paraît que c’est très joli.
B : Quelqu’un a vu le port ?
A : C’est un rêve, comme ça. Et aussi Tombouctou, Ouagadougou …
B : Il faut maintenant choisir un cadre
A : J’aimerais qu’on parte seuls, à l’aventure, comme autrefois.

Le serveur apporte l’addition et recommence frénétiquement à nettoyer
A : 8 euros 7 centimes, c’est drôlement précis !
A (vérifiant l’addition)  : Ah, voilà, il s’est trompé dans la retenue,  il est bête, mais il est gentil.
B : C’est une bonne pâte.
A : (sort un billet de sa poche) : c’est tout ce qui nous reste pour la semaine !
B : Cent euros … on ne va pas loin …
A : La richesse nous reviendra un jour. Ça m’agace, mais dans les grandes familles comme la nôtre, il y a toujours eu des revers de fortune.
A : Je vais lui laisser quand même un pourboire, il faut tenir son rang.
B : Le compte est bon.
A : Allons-y comtesse, avant que ce drôle nous asperge.

mardi 19 février 2013

Puis, venue dont ne sait où, l’inspiration:


             Passé derrière Céleste, l’ange blond l’enserre de son bras gauche, sous son cou il glisse la lame d’un cran d’arrêt. Il la traine et recule de trois pas, se cogne à un poteau. Essoufflé, rapproché, Cyril demande qu’il lâche la fille. Le sourire d’Alban qui s’accentue...La bouche de Céleste se tord dégoûtée, elle sent la respiration de l'autre dans sa nuque et le bloc compact de haine et de peur qui l’envahit. Elle n'ose bouger d'un millimètre avec la lame froide qui pince la peau. Cyril piaffe sur place. Comment la libérer ? Il ne supporte plus l’expression satisfaite qui flotte sur le visage de Alban. Comment l'exploser définitivement ? Une chape de béton engloutit son cœur. Il a appris à tirer en entraînement, il mettait toujours la balle dans la cible, mais il n'a jamais tiré en vrai. Le geste, il le connaît par cœur, allonger le bras, visser son regard sur l'objectif, retenir son inspiration, amorcer un micro mouvement de l'index, suspendre le temps et caresser l'objectif. Tirer. Le recul qui bascule la main et l'épaule en arrière. Le sourire en apercevant la cible trouée là où il avait prévu. Tout ça lui revient, mais en est-il capable maintenant. Quelque chose de lourd compresse son thorax. Ses os tressaillent, une vague de colère gronde, il sort son flingue et le tend. 


            Alban regarde le canon de l’arme braqué sur lui à deux mètres de distance. Il n’y croit pas. On ose le menacer, lui qui est craint de tous. Un raclement reste coincé dans sa gorge. La circonférence de métal parait être un grand oeil noir écarquillé qui se moque de lui. Et ce gout de sang qui envahit son palais, est-ce déjà la saveur de la mort ? Une goulée d’air glaciale fuse dans ses narines quand son palpitant augmente gravement sa cadence. Il la planterait bien, cette gueuse, mais vivante elle lui sert de bouclier. Il a raconté souvent comment il a échappé aux 807 Russes en Somalie, aux gardes du Shah en Iran, aux espions israéliens en Syrie mais c’était que du vent. Et maintenant, face à l’arme, il hésite, sa main tremble, son souffle se raccourcit. 


           Puis, venue dont ne sait où, l’inspiration: il fait une clé au bras de Céleste, elle se penche en gémissant, il la tire sur le côté, bondit en avant et balance un grand coup de jambe sur le flingue qui valse dans les airs. Stupide, Cyril regarde ses doigts rougis, sa main flotte comme un chiffon inutile. Céleste vacille et se pisse dessus. Alban fait un bond à droite, il n'a pas coordonné son élan ce qui permet à Céleste de glisser entre ses bras dans un mouvement de chat. Elle crie, borborygme assourdi, Cyril crie aussi mais lui c’est limpide.

vendredi 15 février 2013

le fil de ses maux


        
              Il a perdu le fil de ses maux, comme tout ce qui l’entoure. Il a cherché vainement les pinces, pour les étendre sur le fil. Le fil des mots. L’alphabet semble absent. Le A s’en va, le B tourne en rond, le C joue au plus fort, le D se sépare, le E s’éloigne, le F s’en fiche, le G n’aime que les gâteaux, le H est trop haut, le I est presque invalide, le J les juge, le K pose son képi bien droit sur la table, le L est sans elle, le M se meurt, le N nie tout, le O est frappé d’oubli, le P est en train de partir,  le Q essaye d’être quelqu’un, le R est enfin résigné, le S ne pense qu’au sexe, le T va de travers,  le U essaye d’être utile, le V est déjà encore en voyage, le W saute dans un wagon, le X est un peu xénophobe, le Y ferme les yeux, même le Z est au zoo.


             Comment va-t-il s’y retrouver ? Comment choisir une émotion qui enfin se tiendrait devant lui ? J’ai promis de lui tendre la main,  lentement, l’approcher de ses cheveux, le caresser, doucement. Lui dire, je suis ton égale. S’envelopper dans notre accolade. J’en profite pour évoquer ces 807 vérités qu’il racontait, avant, dans un radieux éclat de rire. Tous ces possibles en lui. Le fil est tendu, les pinces sont perdues, la mémoire nous échappe. Le temps passe. Il évoque sa peine, sa longue solitude, sa liaison d’avec sa quête, la fuite des mots.



            Puis lentement il se souvient.

mercredi 13 février 2013

l’homme-araignée

L’homme-araignée

                  Depuis que je suis gamin, les 807 prouesses de l’homme-araignée m’enthousiasment. Mais si… ce « french spiderman » qui escalade, à mains nues et sans cordage, toutes les tours, les gratte-ciel, les parois glissantes qui poussent partout sur le globe. L’adolescence m’a servi de tremplin, puisque j’ai profité de la souplesse et de l’audace de la jeunesse pour escalader la grande armoire de ma chambre, le trône des toilettes, un radiateur à bain d'huile, un fauteuil de design suédois, une poubelle, un lit à baldaquin, un évier en inox, une table de chevet, un cheval à bascule…

                    La maturité m’a offert de beaux challenges, car, avec l’expérience, j’ai pu grimper sur des poneys nains, des panneaux stop, des rampes d’escaliers roulants, des tables de pique-nique, des toboggans de jardins d’enfants et la liste est encore longue. Aujourd’hui, fort d’une solide connaissance de mon corps et des techniques de franchissement d’obstacles spectaculaires, je crois pouvoir monter sur la grande armoire de ma chambre, le trône des toilettes, un radiateur à bain d'huile, un fauteuil de design suédois, une poubelle, un lit à baldaquin, un évier en inox, une table de chevet, un cheval à bascule…

                    Avec l’âge, il est probable que je répète un peu mes gestes ; mes mains tremblotent et mes membres sont moins raides, pourtant, dans la tête, je reste l’homme-araignée de mes quinze ans ! Je vous quitte, l’Alzheimer va venir me prendre, comme un enfant, par la main et la nouvelle infirmière veut, absolument, que je lui montre comment je grimpe au rideau !

lundi 11 février 2013

Espace Childfree



          Voici des billets, des notes, des triptyques et des pensées
Et puis voici mon blog que je publie pour les gens. 
Ne le refermez pas avec vos doigts impatients
Et qu’à votre tablette, il reste lié. 


         807 jours de présence numérique
Pour évoquer ma lassitude chronique
Ont suffi à mon bonheur.


        Continuerai-je ? 
Verra-t-on apparaître le énième ? Le 808 !

vendredi 8 février 2013

Foudre




Au début il n’y a rien. Ou tout.
Un gros bang, de la poussière, du gaz, des cailloux, des cailloux, des cailloux, qui dansent, qui roulent, qui s’entrechoquent, qui tourneboulent, qui s’agglutinent, qui s’épousent partout ! Le grand chambardement, le coït universel : un vide qui accouche du monde ! Quelque part, dans une traînée de lait un monde bleu perdu au milieu de l’immensité entame une valse d’amour autour d’une boule incandescente, suivi comme son ombre d’une petite Lune espiègle et cachottière…


… Et peu à peu, dans les mers, sur les terres, dans les airs, des bestioles bizarres, gluantes, articulées, vertébrées, écailleuses, querelleuses, voraces, gigantesques. Oui, gigantesques ! Trop…
Une météorite, un gros boum, on recommence tout !
Enfin, des hommes... Un peu… Beaucoup…  807 ?... Partout !


Maintenant, dans la foule, il y a Vous !
Votre regard filou qui me happe, me chaloupe, m’entourloupe, me chavire, m’éparpille…
Je baisse les yeux. J’ai faim de Vous.
Maintenant, il y a Nous, au milieu de tout !

mercredi 6 février 2013

Adultes errent


Dimanche matin. Réveil. Elle met le café en route et se recouche dans les draps tièdes. Mal au crâne. Froid. Arrêter de penser à lui.


Dimanche matin. Réveil. Café. Les enfants tournent autour de lui. Sa femme lui fait la gueule. Mal au crâne. Froid. Arrêter de penser à elle.


Quatorze heure. Elle s'endort en pleurant. Il prend un café et soupire. Il leur reste 807 raisons de s'aimer.