mercredi 18 septembre 2013

début de partie, saison 5 sur orbite, taga da tsoin tsoin...

                   Prise d'un vertige de façade à l'idée de démarrer une saison déjà anthologique - et oui, c'est partie pour des contributions en quatre parties, je saisis en tremblotant un kleneex bas de gamme et me remémore le final subtil de deux plumes de poids. Lequel, me demanderiez vous si on se connaissait. Et bien, voyons, c'était la Fin de partie de l'ancien taulier, Franck Garot, et de l'inspirateur nombrilo-centré Eric Chevillard. Je vous rafraichis le neurone flottant: "Tiens, papa, c’est pour toi, me dit Agathe en me tendant un petit bouquet vert cueilli dans mon dos tandis que je me livrais, accroupi, au dénombrement annuel des brins d’herbe de ma pelouse. Merci, ma chérie belle – et j’arrachai sèchement le huit cent septième qui me chatouillait l’index pour lier sa gentille offrande. (l'Autofictif n° 1347, 18 septembre 2011). Tiens, taulier, c'est pour toi, me dit Éric Chevillard en me tendant un petit livre blanc composé dans mon dos tandis que je me livrais, assis devant mon clavier, à la programmation quotidienne de ce blog. Merci, mon chéri beau – et je mis sèchement fin à mon aventure bloguesque, décision qui me chatouillait l'esprit depuis longtemps, pour lire L'Auteur et moi, sa gentille offrande. (les 807 n° 1430, 21 avril 2012)." Mon kleneex moite et déchiqueté tapote discrètement une dernière larme qui vient de ruiner mon mascara, -et oui, c'est ça aussi les dommages collatéraux d'un truc bien torché, et voici une image explicative pour le côté visuel, avec comme légende: vertige de façade.






                                  J'aurais bien consacré un temps infini, voir même perdu, puis retrouvé incidemment au détour d'un salon de thé du huitième arrondissement, tout cela pour chiader un 807 trop de la balle...J'aurais bien ciselé deux ou trois ouliperies à base de "taga da tsoin tsoin". C'est vertigineux tout ce que je pourrais faire grâce à ces sympathiques petites voyelles et ces consoles toutes choupinettes. Mais la magie de la création est protéiforme (faut-il le regretter, faut-il s'en réjouir, ou s'en tamponner le coquillard, tout est possible), et Freddo La Rognure, un vague pote keupon des familles, m'a quasi prise en otage pour un tournage de quatre minutes. Ce coco, c'est le co-réalisateur. Et accessoirement le co-producteur et le co-scénariste. La préparation d'un tournage, même d'un court, c'est absolument pas de la tarte. On stresse, on claque les dents, on boit du soluble tiède, la pression monte, on gère de magnifiques acteurs aux égos de feuilles d'automne, on s'arrose de SMS du soir au matin (et avec le décalage horaire, on sait plus quelle heure on est). La galère. Alors que j'aurais dû être en train de lancer la saison 5, mon index droit tapotait nerveusement mon portable blanc : choupinou d'amour de co-jenesaisplusquoi, ceci est un message privé, si trop stress tournage, moi manger trop côte d'or, relax baby. Ce après quoi un SMS me réveilla : chouette, on s'en fout, faudrait que tu donnes un coup de collier et démerdenzisich pour pécho un ziquos pour la bande son, on est à poil. C'est pas cool, le cinoche. L'écriture, c'est vachement mieux dans le genre taga da tsoin tsoin...Quoique, l'un dans l'autre...Comparons. Y a plein de gens dans le cinoche VS trop de voix métalliques dans ma tête dans le textuel, où faut en sus rajouter le nombre fétiche 807. Quelle galère. Quel vertige. Quelle zone...Si on mettait un chouîa de son pour s'extirper du traquenard de l'art. Quoi écouter...Quelque chose de sonore, comme quand on crie huit. Mika, par exemple...Mika d'Impaled Nazarene, c'est pas mal pour le relax...



Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire