dimanche 26 juin 2011

Bruine

Et si c’est l’envers de l’été en juin, un ciel d’encre éteint l’envie et de fines veines de pluies ruissellent sur terre, perlent sur les abris en zinc, jusque sur le bitume d’une rue pleine de bruits énervés, de rumeurs frénétiques de gens pressés qui piétinent et, en files indiennes, descendent une pente sinueuse. Sur le terre-plein, 807 vendeurs crient les yeux rivés sur la multitude, Eh ! Deux et le prix d’un, qui dit mieux ? En sens inverse, perchés sur des bicyclettes enivrées de vitesse, de minuscules insectes s’enfuient vers l’Est de la ville tumultueuse et frénétique.


Minces lueurs bercées par le vent, rien n’empêche le bruissement du désir qui revient.

2 commentaires:

  1. Tant mieux, si le désir revient! Il a raison quand la prose est si poétique.

    RépondreSupprimer