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vendredi 18 juin 2010

#150 – Hommage pour la fête de Chevillard

Les patients de l'institut ont travaillé fort, malgré les mains liées dans leur camisole, les fous rires, les délires passagers entrecoupés de paresse neuroleptique... La fête atteint son paroxysme dans le pavillon des aliénés lorsque le maître dirige enfin sa divine aspiration et éteint seulement 807 des milliers de chandelles plantées sur son gâteau... Il n'aura plus le souffle de faire sa journée, la fête est jeune et le gâteau est encore vaste...


vite un sucre
pour tous ces patients de l'institut
comme ces phrases de Chevillard
sur leurs pattes arrières


« Écrire – résoudre une nébuleuse intime. J'arrête dès maintenant. De toute façon, Éric Chevillard viendra et l'écrira. Amusez-vous. Crab trouvera la formule, puis ce sera fini, son livre mettra un terme à l'entreprise. »
Paul Valéry, Cahiers, Pléiade, tome 2, p. 1021.

samedi 24 avril 2010

#94 – Voyelles

Marge n'invente pas la couleur des voyelles, mais plutôt de nouvelles voyelles et consonnes, qu'elle insère, muettes et difformes, 807 lettres invisibles... parce que Marge n'y voit rien...


Marge, en punition, prend la craie, écrit sur le tableau :
Jamais plus je ne ferai voler un cerf
Jamais plus je ne ferai voler un cerf
Jamais plus je ne ferai vol



– Et alors, qu'est-ce qu'il nous reste...
– Une naïveté consciente, l'imaginaire et un espoir de fou...
– ...
– ...

mercredi 27 janvier 2010

#8 – Une pensée pour Kaamelott

On demande souvent à Marge pourquoi elle n'était pas chevalier à la table ronde... Et elle répond simplement que les sièges n'étaient pas confortables... Elle est donc restée dans la marge...


Continue de marcher, c'est bien, oui, exactement... continue, même après le 807e... avance jusqu'au dernier con à ta gauche, c'est ça... ça donne un avant-goût de l'infini...


On est tous le con de quelqu'un.
On a besoin d'affirmations.

lundi 16 novembre 2009

DCCXCVIII – Septingentesimum nonagesimum octavum

Marge goûtera bientôt les premiers flocons de neige de la saison... Encore cette année, au 807e spécimen fondu sur sa langue tendue, elle constatera qu'ils y déposent tous la même lourdeur, qu'ils partagent tous cette unique saveur de froidure, d'hiver, d'hiverdure, de pays perdu, le paradis gelé dans la gorge, le jardin de givre sur le bout de la langue... Mais recommencer, sans hésitation, chaque année...

mardi 29 septembre 2009

626 – Sexhundrajugosex

Quand Marge aperçoit quelqu'un se débattre, se noyer, elle n'hésite pas une seconde, c'est une âme charitable. Elle est la première à lui prêter main forte, à lui lancer la première enclume, puis une deuxième, une troisième... jusqu'à la 807e, où elle se demande, mais enfin, elle perd patience, allez, mais pourquoi, voyons, bon sang, mais pourquoi ne l'agrippez-vous pas ?!

625 – Six cent vingt-cinq

Derrière mon mur, derrière ma porte, mon secret inconnaissable et dangereux, hors et là à la fois, non pas un oiseau noir comme le corbeau de Poe, qui venait se percher sur mon buste obscur autrefois, mais mon elfe de maison, alerte, inquiétant, prêt à bondir de son fou rire allègre à chaque seconde... La cause de son intrusion ? Je pense que je désirais sa venue, oui, je l'attendais depuis 807 jours...

624 – Seicentoventiquattro

– Princesse Apocalypse ?
– Oui, Marge ?
– Sincèrement, je ne suis plus capable ! C'est inhumain ! Ça fait 807 jours qu'on écoute le canal météo ! Est-ce que tu te rends compte ?! Ferme-moi ça ! Si tu veux connaître la température, sors !
– ...
– Moi, je n'en peux plus, je vais dehors !