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mardi 3 mars 2015

Bruines létales.

photos Nosfermanu fantôme de la vie

Oublier éreinte quand on l'a décidé. Ce qui est cas maintenant. Oublier la terre, sa capture de nos pas. L’oublier pour ne pas l’honnir au point de ne plus marcher quand ne reste plus qu’à grimper à une quelconque cime et mater haut. Trouver indice de ciel, déclenchement muet qui déroulera l’océan des cumulus. Les paupières descendent dans leur obscurité en mi- teinte, dans le sillage du vent l’aube se renfrognerait tandis qu’évaporations.



Ploc ploc crisse la mousson hivernale, à moins qu’elle s’enlarme sous orages, le risque de pluie soufrée qui empeste et absorbe le peu d'oxygène stratosphérique.


Crispations hors-source dans les courants du vent, l'abandon inscrit sa promesse dans le premier souffle.
 

Floc 807 fois des bruines létales, ralentissent l’évaporation exacerbée des dégâts. L’aspiration venteuse disloque. Tout se précipite en vaincu au cap perdu, désastre impalpable des ombres englouties. Alarme vaine. Silence.

vendredi 30 janvier 2015

à l'orée de ce lac là

     Autant de ce délire flairé à ras... L'eau vaseuse entoure, non, elle enserre le lisse du fond du vallon, alors ça dort de ci de là, alors un floc sonore lacérera le calme miroir de ta surface où nulle trace. Où l'émotion de ce lieu émousse le son taré, l'avancée évitée où le fun de la muse, où ça désuni dans le cadre ? Sous la ramure, enfin sur l'ile – l'Entité, mais le lac ne délasse ...
photos Nosfermanu


     A l'orée de celui-là de lac, il verra, lui le fils de l'ombre... donc à l'orée vomie de la mine, l'influence floue de l'eau ne laissant moiteur émerger, l'orée mate le filoute flasque, ire moirée de cette onde, il filmera ras la surface amusante, verra l'arasé sans le délire étreint. Mare madrée, marre, marre...Et donc de ses foulées, enfouira les fils indicibles enlacés sans ruses. Mission trouilleuse : fondre l'allure infusée au-delà de sa tarée de vrilles.  Avalé dans les raclements du lac. Funédérailles.


Son effacement retord l'ombre flouée en méduse immense ; fils de l'ombre et de la flamme, serf ou elfe tapi au tatouage crasse derrière ces manutentions fluidifiées, ces lacets dénoués de tortues raflées en mode enflure, ces mammifères raturés et flapis ;


moins deus plus diablesses, in situ l'Entité attaquée en 807 cadences fallacieusement arasées, ossuaire assurément en vrac, race éteinte, ravalages vers ruines marécageuses. Au fond des failles son effondrement calamité, rêves ravalés de leurs limbes acides ; dentures tueuses accrocheuses en remontée de dessous la surface ; à donf fondre d'encagements

jeudi 22 janvier 2015

contorsions élastiques

    Avec une panique mécanique, Véronique astique son portique asiatique. Le hic, c'est la dynamique de Dominique. Dominique, c'est le flic qui trique Véronique mais qui lui pique tout son fric. Il est frénétique et sans éthique, elle est sympathique, mais par vengeance ce matin, elle lui a refilé ses tiques.

    Ses tiques le piquent au vif; il critique la pas très chic Véronique, prend des antibiotiques, puis, sans cette électrique colique, abdique et claudique une gymnastique pharmaceutique. 


    C'est parti pour une nouvelle crise épileptique autant que satanique, rien ne contient ses contorsions élastiques quand débarque Monique, une femme monolithique qui jalouse Véronique. 

    C'est le déclic : Dominique, pratique, prétexte un pique-nique au milieu des biques et, bisque bisque rage, claudique dehors avec la réplique des disques antiques de Véronique. La situation se complique lorsque Monique panique : "Sale trafic".

samedi 18 octobre 2014

dégringolade atmosphérique


photos Jux El Nuevo
      Troisième étage. De l'autre coté d'une baie vitrée légèrement fêlée donnant sur le balcon d'un immeuble des années 30, une jeune femme au regard amnésique posé sur la sortie Art Nouveau du métro Abbesses qui se reflète en ombre tarabiscotée sur une vitrine de masques grotesques. Rien ne bouge, rien n'est en place. Anne-Céline regarde de l'autre coté de la rue, à l'arrivée à 60 degrés de la rue en coté, ses yeux rougis s’agrippent au dessus des immeubles de neufs étages, ils harponnent le vide du ciel.



      Elle se masse les tempes. La pression atmosphérique en dégringolade, chute biseautée de la lumière du jour, saturation des cumulus déchirés de flash et un aveuglement à l'Ouest, derrière d'autres rues et boulevards le grand parc de l'Est, elle doit y aller elle recule un peu doit y aller. Restent les murs en béton recouverts de 807 mots peints. Cap sur les Buttes Chaumont.



      Passer au dessus des rails de la Gare du Nord, avaler à grandes enjambées la rue Clavel, passer la rotonde la Villette en chantonnant sur les faibles grondements du lointain, marche plus légère au fur et à mesure de l'approche du parc quand elle se parle dans toutes les langues connues, maintenant elle se souvient d'hier, se raconte des trucs merdiques, des gags, rigole en bossue au croisement de la rue des Poissonniers, s'embarque plus avant, crâne atrocement compressé soudainement. Allure trainante désormais et sans regarder son ombre



Et la traversée de la rue des Butés, elle insulte une voiture qui vient de lui couper la route, passer les cars de flics, arriver au lac artificiel dans la fatigue. Canards et cygnes filent s'abriter sous les grottes grotesques. Tachée de carmin, grouillante d'éclairs éparpillés, la couche nuageuse engloutit Paris et ses derniers pas.

samedi 11 octobre 2014

Au pied de la lettre.

   Délicatement il détacha un caddie et se dirigea vers la lumière. L'hypermarché rutilait pour la rentrée des écoliers, il se dirigea sans même lever le nez au rayon jardinerie et engrais. Dans sa poche, la précieuse liste palpitait des promesses à venir qui ne demanderaient aucune aide à la bouillie bordelaise. La récolte de raisins n'était pas gagnée.
- Je peux vous aider ? la jeune vendeuse, devant une gondole gorgée d'hortensias en pot bleus et mauves, distribuait des prospectus pour des sécateurs. Il saisit un papier en évitant son regard.




    La notion de relation d'aide n'est simple à envisager, c'est à dire, pour chacun d'entre nous, à concrétiser : quelle est l'aide que j'attends ? quelle est l'aide que je suis prêt à recevoir ? comment  je ressens l'aide que l'autre est prêt à m'accorder ? est-ce que je la perçois ? Il était prêt à recevoir un peu de la jeune femme, mais surement pas ce qu'elle était prête à donner.
807 prospectus à distribuer..., se disait-elle, et après cette journée de merde s'achève enfin. 



    Il se retourna et revint vers elle en lui tendant le papier.
- Vous pourriez me rendre un service, Mademoiselle ? On m'a confié une liste d'achat, mais je ne comprends pas tout, vous pourriez m'aider ?
- C'est pour quoi faire ?
- C'est pour fabriquer un bombe.



    Une nuée de cendres descendait doucement au-dessus des décombres. La jeune femme avait été efficace et l'avait aidé à construire son avenir : un avenir désormais sans hypermarché à visiter tous les samedis pour faire les courses du week end, sans voyage quotidien transporté dans des tunnels de béton pour se rendre à un boulot sans plante, sans sourire et sans jeune collaboratrice compréhensive et ouverte aux projets.
Elle n'avait pas pris sa réponse au pied de la lettre, quelle erreur, quelle stupidité, sa dernière erreur heureusement.

lundi 6 octobre 2014

ni celui-là




    Si ce n'est une nouvelle dégringolade de température, elles comptent rejoindre l'avion avant l'aube. Depuis que le vin dans la bouteille a gelé, elles consultent à tout instant leur thermomètre de poche sur le chemin de l'aérodrome. Parsemé de poussières gelées, le vent souffle avec plus de force, son crépitement râpeux est brusquement recouvert par un cri.
- Halte ! Qui va là ?


    807 corps allongés sur la neige. Lueur de désespoir. Lueur bleutée des phares de l'avion perçant la brume. Brume morbide dans mes neurones. C'était moi cette voix ? Je crois que je perds la boule à neige. Je m'approche d'une des réprouvées, m'agenouille, soulève la capuche qui recouvre ses yeux. Happé parle vide, j'entends son regard salé me dévaster. Mais, ce ne serait pas elle ? Si, je la reconnais ! Mon sang coule sur la peau jaunie qui a bercé mon enfance, je la rejoins ; elles ne prendront pas l'avion avant l'aube en fin de compte.



    Une lueur orangée émerge de la chape nocturne. L'aurore transperce tant bien que mal les nuages d'orage, dialoguant avec les éclairs qui déchirent le lointain. Une silhouette vient vers nous. C'est une personne plus grande que la moyenne, portant visiblement un képi, une parka et une démarche assurée. Comment a-t-elle su que c'est ici que ça s'était passé ? Soudain je comprends tout : quel idiot ai-je fait ! Je n'aurais jamais dû utiliser la radio. Le canon d'un fusil braqué sur moi : je suis le 808e.


    J'étais déjà frigorifié, une glaciation épuisante transperce mes pieds, mes mains, ma respiration gèle mes poumons. Une forte odeur de poudre : on m'enfonce l'engin du diable jusqu'à la glotte. Ma main se lève, remue, elle comprend que je suis prêt à avouer et retire l'arme. Syllabe après syllabe, j'expire le sens des mots qui m'ôtent le sang au fil de mes soupirs.

lundi 29 septembre 2014

Toi, énigme de nos passés, soit maudite pour toutes les traces que tu as effacées....

     D'un talon sûr, elle écrasa la clef USB dont la frêle coque de plastique se disséqua sur le bitume dans un crissement bref. La femme voûtée allait enfin devenir elle-même. 
Toi, promesse d'un lendemain qui s'éclaircit, promets-moi de m'aider dans la transformation.... 
Elle sourit et entra dans un salon de beauté.
- Une couleur ? Avec ça ? Avec la belle nature de cheveux que vous avez ? Vous êtes sûre ? Vous préférez pas un petit balayage plutôt ? Il y a plein de tendances arty pop qui sont sorties et qu'on peut réaliser sur n'importe quelle chevelure !- Je préfèrerais quelque chose de classique, et surtout, que vous effaciez mes cheveux blancs. 

    Elle marchait bien droite, légère, souriante, ses cheveux désormais courts et blonds éclairant le visage détendu d'une femme sans passé lourd puisqu'on l'avait écrasé. Elle bifurqua pour traverser, rejoignant la rue Visconti, elle allait enfin pouvoir lui dire.

    Assis à son bureau, le regard hypnotisé par l'écran de l'ordinateur, il n'entendit d'abord pas la petite voix insistante :
- Papa, y'a une dame à la porte qui veut te parler. 


    Elle entra, il plissa légèrement les yeux - est-ce qu'on peut tout dire à l'homme qu'on aime ? est-ce qu'on peut tout faire à la femme qu'on quitte ? est-ce que les enfants gardent trace indélébile des amours qui s'exaspèrent et s'émerveillent et dont ils sont le fruit ? - et l'enfant, qui suçotait nonchalant une oreille de lapin en peluche qu'il tenait dans une main, de l'autre se saisit tranquille du bras de la dame pour qu'il vienne se reposer sur l'épaule de son Papa. Elle retint son souffle, 807 instants scintillaient dans son cœur.

- Bonjour, Jacques. 
Il ne la reconnaît pas dans l'instant, puis ça lui revient, il voulait trouver les mots, mais rien, rien, pas un seul.


mardi 16 septembre 2014

le Tartux


      
      Voilà, c'est cette dernière chute de glace qui termine cette histoire ; entre nous j'en avais un peu marre de tous ces jobards. Ils voulaient à tout prix rejoindre le versant Est, je les ai embarqués tellement plus loin. Quelle chance de Bidard ils ont eu un temps pareil au mois de décembre ; j'ai cru qu'ils allaient jamais dévisser. Heureusement, j'ai chopé le sac à dos de Max, y a sûrement le Tartux dedans. En tout cas, ils avaient l'air suffisamment inquiet pour me suivre au bout du monde, c'est le principal.                                   

      Le Tartux, vous vous demandez ce que c'est, vous avez raison, rares sont ceux qui le savent; je vais vous révéler son secret. C'est une sorte de code très ancien, jamais numérisé et dont il ne subsiste que quelques exemplaires ; l'essentiel de son contenu est sans intérêt, mais ce n'est pas le cas de l'article 807. Un article qui détaille les étapes du protocole en vigueur au Royaume Givré. Autant dire que sans le Tartux, c'est assez suicidaire de s'y aventurer, même si c'est juste pour atteindre le versant Est. J'essaye de tourner ses pages, j'ai du mal à en saisir une entre mes doigts gelés, enfin voici l'article :

      Article 807 - Tout d'abord, le Givré se repèrera alentours quand le vent d'Est tournera à pi/2. Il faudra s'y diriger à la cadence de huit pas par minute. Au bout de 19 fois 4 secondes, on n'entendra plus le Vent qui soufflera pourtant avec une force croissante. 


      Une gifle glacée, je sursaute, le vent s'est levé. J'enjambe le cadavre congelé de Max, aux aguets. J'inspire et regarde ma trotteuse pour marcher à la bonne cadence. Le vent vrombit de plus en plus fort, ça m'inquiète. Je referme mon col, enlève mon écharpe et la laisse flotter dans le vent, je vois de combien de degrés il a tourné. Un angle droit, bon, allons-y. Je dois me faufiler sous ces immenses surplombs de glace. Tout à coup : silence. Un froissement au dessus de ma tête, un craquement. Un rugissement de la glace. Le blizzard silencieux coalesce en une forme gigantesque, une vague de danger me submerge, j'écume. Un craquement...


vendredi 12 septembre 2014

instant blet

Sous le poirier centenaire cousines et cousins en sont aux derniers potins et à l'heure du café, Athéna revient de Berlin, Cédric de Dakar, Emmanuelle est restée à Fos-sur-Mer. Gérald revient avec le pousse-café. Attirées par les 807 miettes d'un moelleux au chocolat, quelques guêpes virevoltent alentour.


photo Laurence Faure

Leurs grésillements répétés commencent à agacer. Gestes de main pour les éloigner, réflexions sur la prolifération des guêpes. L'une d'elles se pose près d'Hélène, qui presque machinalement saisit un couteau et -clac, la coupe en deux. 
 - Ah, tu l'as eu celle-là, dit Isabelle, si ça pouvait décourager les autres. Et tes vacances, tu es contente ? 
- Depuis que je suis rentrée, j'ai du mal à atterrir, Jakarta c'est tellement sympa. Et j'ai fait de super photos, tu veux voir ? 

 Muette, une guêpe s'est posée sur la table. Elle avance au milieu de la conversation, des tasses et des verres vides. Deux mètres au-dessus, pile à son aplomb vertical, une tige cède. Chute de poire, sphère jaunie, choc du fruit sur bois, aplatissement blette. Sursaut de la guêpe. Un grésillement, avant qu'elle ne se retourne et avance sous le fruit.

mardi 25 mars 2014

Rédemption dans le métro.

            Mesdames, mesdemoiselles, messieurs, vous vous doutez de ce que je vais vous demander. Mais en préalable voici mon humble histoire, aussi divertissante que poignante, ouvrez grand vos oreilles, vous allez être plus que surpris. Jeune pucelle, je me dirigeais vers le meilleur de la vie quand je m'amourachais d'un brun fatal qui me mis sur le trottoir pour remplir son portefeuille de gros biffetons pendant que je me vidais de toutes mes illusions d'amour; ainsi le gris de l'asphalte abrita mes passes sinistres à la lueur de lampadaires d'impasses putrides. Il grimpait dans la hiérarchie des maquereaux, je glissais dans des gouffres péripathétiques.


           Lors d'un crépuscule babylonien, un homme plus grand que mes clients m'aborda en me demandant si j'étais d'accord pour témoigner contre mon ancien amour et actuel souteneur. Il me promis de me libérer de mon sort d'arpenteuse usée et de me trouver un travail honnête. Je lui demandais quelques jours de réflexions, c'était tentant. Une fois de plus j'avalais les promesses d'un homme avec ardeur et acceptais de révéler toutes les vilénies du brun fatal ; l'homme plus grand m'installa dans un hôtel de troisième zone jusqu'au procès ; l'ennui qui rythmai mes jours me poussa à faire monter d'autres hommes dans ma chambre et avec les gains je m'achetais 807 colifichets.


           L'homme plus grand vint un soir et devant l'avalanche de vêtements, de bijoux et de sacs qui encombrait ma chambre, devina que j'étais retombée sur ma mauvaise pente. Son regard m'assassina froidement et je perdis ainsi sa confiance. Je descendis dans la rue distribuer mes trophées de pacotille aux passants, je jurais solennellement devant Dieu que je ne vendrais plus mon corps et que je chanterai sa gloire dans le métro, pour ma rédemption et celle de toutes mes sœurs. J'appris à tendre doucement la main pour récolter ce que le sort me donne, certains jours avec générosité. Et maintenant, passant inconnu croisé par hasard sous terre, réfléchis passant, sur ce que tu peux me donner pour soulager ma misère : un euro, un chèque restaurant, un ticket de métro, un sourire. N'importe quel petit don qui réchauffera mon cœur aigri et me ressoudra à la communauté humaine. Réfléchis aussi au bien que ça te fera de m'aider, comme tu te sentiras plus généreux, attentif, salvateur, à soulager une âme perdue : la mienne.


            En me permettant de me nourrir, tu m'aides à donner à mon corps chétif un peu du respect dont il a tant manqué quand je trainais sur les trottoirs brillants à ramasser des coups furtifs ; je me reconstituerai progressivement grâce à ton obole amicale, c'est pourquoi je te tends la main, les yeux dans les yeux, ne t'offrant que mon sourire édenté. Alors, passant, qui que tu sois, quoique tu donnes, je l'accueillerai avec joie comme étant la réponse méritée, le pansement de mes infortunes, le signe que je dois suivre, la promesse d'un futur réconcilié, l'élan d'une journée plus ensoleillée, le déclic ouvrant sur un horizon plus large, qui que tu sois, l'ouverture sur une renaissance, quoique tu donnes, un nouveau tour de manège qui envole plus haut...

samedi 8 février 2014

Aller simple. Dernier épisode.

             Les yeux d'un bleu éblouissant de la jeune femme se tournèrent vers lui, comme se réveillant d'un rêve trop long. Un éclat métallique s'y dessina, glissant de son visage à la silhouette massive de Nez en patate qui venait d'entrer. Axel y vit comme une promesse de justice. Il retint son souffle en entendant la voix rauque du conducteur. - Combien je vous dois ? - Combien croyez-vous devoir donner pour réparer ?
 - C'est quoi ce délire ? - Combien devez-vous pour annuler l'affront ? Cette phrase se répéta comme un mantra. Les lèvres charnues de la caissière soufflèrent des mots comme des bulles de savon qui voletaient autour de Nez en patate, brusquement figé comme une statue de marbre. Une nuée de bulles translucides gravitait autour de sa grosse tête, une écharpe multicolore qui l'enserrait de plus en plus.
             Axel s'approcha de lui, ouvrit son blouson et reprit la fourchette. Il la serrait fort comme jamais, tendue au bout de son bras dans la direction de l'homme dont le visage se dégageait progressivement. Le sang avait reflué de sa face et c'est blême qu'il sortit son porte feuille et laissa trois billets sur le comptoir avant de reculer jusqu'à se cogner à la porte. Il disparu sans demander son reste, on entendit juste la porte de la voiture claquer mais pas son démarrage.
           Axel sourit. Il posa la fourchette sur le comptoir, son pouce et son index impulsèrent un mouvement circulaire, le couvert d'argent tourbillonna avant de s'immobiliser doucement, les dents traçant une droite invisible jusqu'à l'endroit le plus sombre de l'horizon, où terre et ciel indissociables se rencontrent sans se perdre.
           S'il fallait une morale pour clore ce conte, c'est qu'atteindre son rêve ne se fait pas sans risque, ni non plus sans chance. S'il ne fallait pas l'atteindre, n'y pensons plus.

vendredi 7 février 2014

Aller simple. Deuxième épisode.

            Axel hésita puis s'installa à côté de Nez en patate. Il serra son sac sur son ventre. Une odeur poussiéreuse et grasse régnait dans l'habitacle. Nez en patate demanda où il allait. - Je le saurais quand je serais arrivé. C'est à dire quand je ne pourrais plus avancer sur la terre ferme. C'est possible d'ouvrir la fenêtre ? - Je préfére pas, les courants d'air sont mauvais pour mon rhume. Nez en patate le fixa d'un regard noir avant de se remettre à regarder la route, un mince ruban gris et sinueux qui en haut de la côte s'enfonçait dans une forêt épaisse. Il murmura d'une voix enrouée : -Moi, je cherche un guide. Une direction. On m'a parlé d'un objet qui indique toujours la meilleure des directions. Un objet banal. Qui ne se trompe jamais. Je donnerai tout pour mettre la main dessus.


             - Ah bon...Axel fit tout pour répondre d'un ton las. - Je ne sais si c'est légende ou réalité. Qu'est-ce que tu en penses ? -Rien. Qu'est-ce qui clignote là ? L'alerte pour l'essence ? Nez en patate assena quelques coups sur le cadran, qui persistait à clignoter. - La prochaine station, c'est pour nous, grommela-t-il en postillonnant.
           La voiture traversa silencieusement la forêt et redescendit entre des champs immenses. Au loin, le panneau bleuté d'une station.
           Axel descendit du véhicule en remerciant Nez en Patate, il préférait marcher tout compte fait. Et puis l'odeur sourde qui commençait à l'imprégner...Le bras de Nez en patate partit en avant, animé d'une force autonome et agrippa son sac d'un coup sec. Il ouvrit la fermeture éclair, écarta les bords en le renversant. Les chaussures s'écrasèrent mollement sur le sol avant que la bouteille n'explose, rejointe par la fourchette argentée qui rebondit sur une tache moirée d'essence. Nez en patate l'attrapa fermement, la pointa violemment vers le jeune homme en émettant des sifflements hargneux puis la plaça dans son blouson en lançant un regard menaçant. L'homme ouvrit lentement le bouchon du réservoir, prit le tuyau de la pompe et commença à verser du diésel dans le réservoir en sifflotant. Affolé, Axel entra dans la station. A la jeune femme boulotte derrière la caisse, il lança : - Aidez moi. Cet homme, là dehors, il vient de me dépouiller. Appelez la police. S'il vous plait.


à suivre 

 

jeudi 6 février 2014

Aller simple. Premier épisode.

             Il était une fois Axel, jeune homme au cœur aussi pur que son estomac était vide. Ses parents l'avaient abandonné dans un terrain vague - en lisière de la grande ville, pour ne pas ralentir leur migration à marche forcée. L'enfant avait réussi à survivre en se nourrissant de 807 épluchures de navets et d'oignons, de peaux de poulets agrémentées de quelques trognons de pommes. Aucun de ses glanages austères ne le rassasiait et ses intestins avides se trémoussaient chaque nuit. Sa croissance en était perturbée, sa taille minimale pour son âge ce qui ne l'empêchait pas d'avoir de grandes ambitions. Une SDF de passage avait évoqué un lieu plat, liquide et d'un bleu éblouissant, bordé de sable blanc et où il faisait chaud vivre. Depuis ce jour il rêvait de partir en direction de l'Ouest, où quand on avait passé les plaines et les forêts, on débouchait quoiqu'il arrive sur l'océan. Axel attendait le bon moment pour partir. 


            Ce fut le premier soir du printemps, quand en farfouillant dans une poubelle, il dénicha, entre une basket déchirée et un pot de confiture entamé, une fourchette en argent. Il la posa sur le sol, lui impulsa un mouvement de rotation sec : la fourchette tourbillonna plusieurs fois, s'arrêta, ses dents indiquant la direction du soleil couchant. Axel recommença plusieurs fois la rotation de la fourchette en argent, à chaque fois les dents montraient la même direction. Le jeune homme enfila sur son tee-shirt ses trois pulls et sa veste ciré, pris son sac contenant une bouteille d'eau et deux paires de chaussures, y ajouta délicatement la fourchette en argent et partit à grandes enjambées de l'autre côté du terrain vague, à l'autre bout du vieux bourg, encore plus loin que la grand rue.


          Il marcha plus de trois jours, vérifiant le cap de temps en temps avec la fourchette pivotante, quand une voiture silencieuse le dépassa, ralentit et se mit à son niveau. 


          La vitre côté passager se baissa, un homme au nez en patate surmonté de sourcils broussailleux l'interpella : - Je peux vous avancer ? Je suis parti il y a plus d'un jour et un passager ne serait pas de trop, discuter ça me tiendrait éveillé. Allez montez.


à suivre...


 

mercredi 20 novembre 2013

En tout cas, on l'espère.

En partant ce matin de novembre, il ne fait plus gaffe. Ni au trafic, ni à la trouée de soleil, ni à son rêve où le monde était perdu.




Il traverse le boulevard des Maréchaux en courant, le tram arrive dans un grincement assourdi.




Au café des sports, il avale le même café trop serré qu'hier et qu'avant hier. Exceptionnellement il demande un verre d'eau et vous savez quelle heure il est ? - Huit heure sept minute très exactement, chuinte la patronne aux yeux cernés.







Il dessert son écharpe grise et déboutonne le premier bouton de sa veste avant de s'élancer dans la rue animée.




mercredi 6 novembre 2013

Le silence de 807 vagues



             Le fracas mécanique des vagues lui détraque le système. La soif le possède. Olivier part sur la gauche. Essuie le rideau acide qui dégringole sur ses yeux. Encore une étendue blanche, intacte à traverser. La chaleur de 807 grains de sable s’imprime sous ses pieds. L’homme sort une paire de ray ban de sa besace, la cale sur son nez, avance en direction des dunes lointaines. Rejoindre sa caisse et se barrer de cette foutue plage. Sa gorge est desséchée. Et ces putains de vagues qui n’arrêtent pas de se fracasser. A trois cent mètres devant, une tache sombre. Un peu vouté, l’homme avance jusqu’à distinguer une silhouette accroupie… près de quoi ? 


            Comme un corbeau immobile sur une tige noire, un robinet. Olivier allonge le pas, trébuche, se redresse tout en accélérant, personne ne lui a parlé de ce point d’eau, il déglutit, il va s’élancer pour courir…Un robinet. 


            La silhouette se tourne lentement, une face sombre, deux yeux qui le regardent durement, un sourire en biais qui lui rappelle quelqu’un…Le pêcheur croisé il y a plus de trois jours, à la sortie du village. Qui a craché à coté de lui en marmonnant une phrase incompréhensible. Le pêcheur se lève devant le robinet, tête baissée, regard opaque qui défie, noirceur qui s’enfonce dans son crâne desséché. L’homme s’arrête. Serre les poings. Pourquoi l’autre fouille dans sa djellaba ? Et en sort un couteau. Les rayons du soleil convergent en bloc sur la lame d’acier, insupportable l’éclat qui rebondit. L’horizon s’efface. La main de l’homme tâtonne dans la besace, agrippe le revolver, jamais eu aussi soif, à vingt mètres viser l’autre dans l’éblouissement. 


           Appuyer sur la gâchette brûlante, la déflagration fait enfin taire les vagues, appuyer encore, encore, le silence résonne l’autre s’effondre mollement sous le robinet, gros sac sombre jusqu'où une goutte étire sa verticalité. Minuscule miroir éphémère où tremble sa face écarlate.



dimanche 27 octobre 2013

clôtures









             Samedi, une heure moins dix. Ronronnement répétitif d'un marteau piqueur au loin. 
Une heure déjà que l'attente n'a plus court, que tu t'es remis en route. Pieds refroidis. 
Marcher au ralenti. 
C'est quoi cette rue ? Chaque pas une montagne, ne plus rester dehors...Grelotter un peu. 
Des clôtures, longer des clôtures, Vertige, un peu. Se casser la gueule, ça met à plat. 
La faim gargouille. Chaque pas, distance qui rétrécit celle entre le marcheur et une quelconque porte entrouverte. 
Trimballe ta carcasse jusqu'au numéro 8. Que quelques pas. Avance donc. Quand même pas difficile. 
Qu'est-ce qui colle aux pieds, trottoir et les feuilles jaunes éparpillées. Marche, juste ça. 
Contracte le mollet droit, craquement de rotule. En face les numéros impairs. Le 7. 
Y aller, nom de dieu, y aller. 
Se secouer. Personne d'autre que toi dans le rue à l'heure du repas. Calme funèbre 
à part le ronronnement métallique. 
S'enfoncer dans un rêve yeux entrouverts. Traverser rue. Pied au-dessus du trottoir. Effort. 
Sésame qui fera s'exaucer... 
Maintenant. Numéro 7. Ding-dong aigre, sonnette, plus de marteau piqueur au loin.




mercredi 18 septembre 2013

début de partie, saison 5 sur orbite, taga da tsoin tsoin...

                   Prise d'un vertige de façade à l'idée de démarrer une saison déjà anthologique - et oui, c'est partie pour des contributions en quatre parties, je saisis en tremblotant un kleneex bas de gamme et me remémore le final subtil de deux plumes de poids. Lequel, me demanderiez vous si on se connaissait. Et bien, voyons, c'était la Fin de partie de l'ancien taulier, Franck Garot, et de l'inspirateur nombrilo-centré Eric Chevillard. Je vous rafraichis le neurone flottant: "Tiens, papa, c’est pour toi, me dit Agathe en me tendant un petit bouquet vert cueilli dans mon dos tandis que je me livrais, accroupi, au dénombrement annuel des brins d’herbe de ma pelouse. Merci, ma chérie belle – et j’arrachai sèchement le huit cent septième qui me chatouillait l’index pour lier sa gentille offrande. (l'Autofictif n° 1347, 18 septembre 2011). Tiens, taulier, c'est pour toi, me dit Éric Chevillard en me tendant un petit livre blanc composé dans mon dos tandis que je me livrais, assis devant mon clavier, à la programmation quotidienne de ce blog. Merci, mon chéri beau – et je mis sèchement fin à mon aventure bloguesque, décision qui me chatouillait l'esprit depuis longtemps, pour lire L'Auteur et moi, sa gentille offrande. (les 807 n° 1430, 21 avril 2012)." Mon kleneex moite et déchiqueté tapote discrètement une dernière larme qui vient de ruiner mon mascara, -et oui, c'est ça aussi les dommages collatéraux d'un truc bien torché, et voici une image explicative pour le côté visuel, avec comme légende: vertige de façade.






                                  J'aurais bien consacré un temps infini, voir même perdu, puis retrouvé incidemment au détour d'un salon de thé du huitième arrondissement, tout cela pour chiader un 807 trop de la balle...J'aurais bien ciselé deux ou trois ouliperies à base de "taga da tsoin tsoin". C'est vertigineux tout ce que je pourrais faire grâce à ces sympathiques petites voyelles et ces consoles toutes choupinettes. Mais la magie de la création est protéiforme (faut-il le regretter, faut-il s'en réjouir, ou s'en tamponner le coquillard, tout est possible), et Freddo La Rognure, un vague pote keupon des familles, m'a quasi prise en otage pour un tournage de quatre minutes. Ce coco, c'est le co-réalisateur. Et accessoirement le co-producteur et le co-scénariste. La préparation d'un tournage, même d'un court, c'est absolument pas de la tarte. On stresse, on claque les dents, on boit du soluble tiède, la pression monte, on gère de magnifiques acteurs aux égos de feuilles d'automne, on s'arrose de SMS du soir au matin (et avec le décalage horaire, on sait plus quelle heure on est). La galère. Alors que j'aurais dû être en train de lancer la saison 5, mon index droit tapotait nerveusement mon portable blanc : choupinou d'amour de co-jenesaisplusquoi, ceci est un message privé, si trop stress tournage, moi manger trop côte d'or, relax baby. Ce après quoi un SMS me réveilla : chouette, on s'en fout, faudrait que tu donnes un coup de collier et démerdenzisich pour pécho un ziquos pour la bande son, on est à poil. C'est pas cool, le cinoche. L'écriture, c'est vachement mieux dans le genre taga da tsoin tsoin...Quoique, l'un dans l'autre...Comparons. Y a plein de gens dans le cinoche VS trop de voix métalliques dans ma tête dans le textuel, où faut en sus rajouter le nombre fétiche 807. Quelle galère. Quel vertige. Quelle zone...Si on mettait un chouîa de son pour s'extirper du traquenard de l'art. Quoi écouter...Quelque chose de sonore, comme quand on crie huit. Mika, par exemple...Mika d'Impaled Nazarene, c'est pas mal pour le relax...



mardi 13 août 2013

Les 807 coups de Jarnac.


              Dans le murmure assourdissant et permanent, il y a tout à entendre, découvrir, oublier. Il avance dans le tunnel en se répétant ça comme un mantra, la sueur qui dégouline jusque dans ses oreilles assourdit même le son de ses Dock. Le filet d'abeilles dans le coeur, bourdonnement incessant, il marche, prend la dérive, en équilibre sur une tranche de bitume, s'engage sur l'autoroute.


              Elle sort de sa douche et tend la main pour attraper un peignoir où un dragon crachote quelques flammes. Il lui a offert l'année passée pour la récompenser de ses bons services. C'est vrai qu'après l'avoir exfiltré de Kirghizie, ils avaient fait la vie. Les 807 coups, de Trafalgar, de Jarnac, quant aux après-coups, ils étaient clairement plus difficiles à négocier.

               La route disparaît aussitôt dévorée par le blanc des phares, les coups sourds qui venaient du coffre se sont tus, il cherche une radio écoutable en se rappelant la fille retrouvée à Jarnac. L'aventure, c'est l'aventure se dit-il et rester lui aurait coûté plus que tous les départs envisageables. Résister au passage du temps, ça passe par la voie de dégagement qui n'ouvre sur rien, la courbe de la glissière de sécurité, le tunnel impalpable dans lequel il accélère encore.





fin de la saison 4

la saison 5 débute le 18 septembre, une nouvelle saison de tétralogies

mercredi 17 juillet 2013

SLR néant.

                       
                   16H15. Une Clio jaune descend l’avenue, sursaute sur un dos d’âne, se gare. Sa conductrice descend, allure sportive, cheveux longs, lunettes de soleil. Elle prend l’avenue de la Fontaine Grelot. Pavillons en meulière ou crépis, les portails dessinent des ombres rayés sur les trottoirs. des jardins en fleurs, interdit de tourner à droite sauf vélo, une benne à détritus remplie, des rhododendrons taillés en cônes, une barrière qui interdit l’accès au parc aux voiture, avec un sens interdit tagué. Elle ralentit pour photographier le sens interdit. Dans son objectif le rond rouge agrémenté d’un triangle danger bombé à la peinture noire et en dessous, A LA RAKAIL. Elle arrive au parc, s’assoie sur un banc abrité par un saule pleureur. A côté un chantier où une tractopelle Sotravia s’escrime sans relâche, ronflement épais couvre les pépiements des merles.


                  17H. L’engin de chantier s’immobilise. Un homme en sort un carnet vert à la main. Il cale le carnet sur un muret, prend un bic bleu et emplit les lignes vides des pages: Sotravia société de travaux et de viabilité Arpajon, journée du 30/06/07, chauffeur Haefques. Chantier déclave au dépôt+ ollaville, n° de parc 807, travaux exécutés 3 tonus décharge + 2 tonus de béton + 1 tonus de gravats. 1 tonus décharge vide au dépôt, matin de 8H à 12H, après midi de 13 départ chantier 17h. 4H+4H total 8H. À précision éventuelle, il hésite et inscrit néant.


                  17H45. Il remet le carnet dans la tractopelle, la verrouille. A larges enjambées, il se dirige vers un bar Pmu, surmonté d’une enseigne peinte à la main, Ici mieux qu’en face.
 La femme se lève et passe devant une aire de jeu. Sur le mur derrière les balançoires, ça a été repeint. Il s’agit de tags, du même dessin exaspéré que celui du sens interdit. Recouverts de peinture grise mais lisibles encore. Elle s’approche : Le zoob baise les tous et la bac signé Saye / Nike LF 92/ l opj et la stup like slr/ seine sarkozi slr saye / suce ma bite fils de pute. SLR, le sigle qui signifie Mercedes Benz, la voiture préférée des rappeurs. Un flow déferle dans sa tête, le dernier concert d’NTM et les voix qui râpaient... "Vas-y Joey explique-leur! Ça se passe a l'arrière d'une Merco B*nz B*nz B*nz. Ouais! Du coté St-Denis baby. J'te garantis qu'y a des dingues, des dingues." La femme se passe la main dans les cheveux, Saint Denis c’est loin, Fresnes, c’est plus calme, mais pour les dingues, y en a au moins un dans le coin. Elle prend plusieurs clichés du tag et retourne à la Clio jaune.




lundi 15 juillet 2013

Geekerie.

               
              On n'imagine peu l'activité d'un geek... À quel point c'est prenant, voir même très épique. Un beau Mac aide un peu, le PéCé pas pratique, or quand il faut buzzer, l'intérêt c'est d'être kick. S'immerger dans la toile, y a conseil basic: naviguer sans compter, voyage mirifique dans le flot des infos; partout cela mastique des photos ou 807 mots. Ça envoie en un clic.


             Très vite on y prend goût, est-ce joie ou aspic ? Quel grand terrain de Je, à chaque son ombilic. Ça permet donc ainsi de pondre poétique. "Le soir n'est pas plus noir que le haut de ce toit. Quand on rit sans un as, gris tout au fond du bar, que le feu fuit au loin sur la voie vers le phare. Du sang gras, un cri fou, on broie l'or et le bois." 

           
          Quand déboule le grand bug, la batterie c'est couic -du jus il n'y en a plus. Donc à nouveau le bic/la plume/le burin/en bonus la panique.