Quand j'arrivais chez les Swann et attendais sur le fauteuil dont l'odeur de poussière et de fleur réveillait en moi la douceur de l'attente de l'apparition de Gilberte, qu'interrompait avec un délice tout autre les interventions de Madame Swann pour me distraire, me faire patienter en me demandant si j'avais déjà mangé du cheesecake à la framboise et qu'il fallait absolument qu'elle s'en procure à nouveau chez elle ne savait plus quel pâtisserie des Champs-Élysées qui était en contact avec des new-yorkais charmants, il me semblait que cette attente aurait pu se renouveler huit cent sept fois à l'identique, exactement — le fauteuil, la surprise de sentir ce mélange unique de poussière et de fleur (et d'ailleurs, quelle fleur ? Certes pas l'aubépine mais une fleur toute proche, toute blanche, rare et fragile), la conversation légère et sans importance à laquelle d'ailleurs je ne répondais que par hochements de tête et murmures, tout occupé que j'étais à simplement profiter du moment même de l'attente, de la répétition de l'attente — de sorte que cette huit cent septième et ultime répétition allait m'offrir Gilberte comme la toute première fois où elle m'apparut ici, et non pas avec l'ennui de l'habitude qui a tendance à tasser les sentiments.
Déclinaisons d'un aphorisme d'Éric Chevillard. "804… 805… 806… j’avais très rigoureusement repris le compte des herbes de mon jardin en pliant celles-ci au fur et à mesure, cette fois, afin de ne pas me tromper, mais à la 807ème ortie, ma main enflée, engourdie de douleur, n’est seulement plus capable de bouger les doigts, j’abandonne."
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jeudi 24 septembre 2015
mercredi 26 mars 2014
Extinction
On dit le tigre en voie d'extinction ? Pas en France ! Où il parade dans des camions bigarrés au baratin hurlant d’un mégaphone promotionnel s’assurant que les enfants qui ne savent pas lire les affiches à tête de clown ne pourront pas ne pas quémander auprès de leur parents une visite dans ce lieu circulaire où le fouet claque.
(Tel le dernier représentant des poètes, j’irai rugissant promouvoir mes livres en camion-mégaphone.)
Il faut en ce site assumer totalement mon caractère d’éponge, pilleur impénitent, je fais œuvre de plagiat : c’est la mode, lit-on.
(Au bout de la 807 ème absence, la légende veut que l'auteur dont il est question ici, sera tout à fait éteint.)
(Tel le dernier représentant des poètes, j’irai rugissant promouvoir mes livres en camion-mégaphone.)
Il faut en ce site assumer totalement mon caractère d’éponge, pilleur impénitent, je fais œuvre de plagiat : c’est la mode, lit-on.
(Au bout de la 807 ème absence, la légende veut que l'auteur dont il est question ici, sera tout à fait éteint.)
mercredi 4 décembre 2013
Objets
Cornaline se demande 807 fois par jour comment on fabrique les objets, tous les objets : tables, chaises, crayons, mais pas seulement : comment on fabrique l'eau, l'école, les arbres…
CORNALINE — C'est où l'époque ?
MOI — L'époque ?
CORNALINE — Oui, l'époque où y'avait pas de voitures, c'est loin pour y aller ?
CORNALINE — C'est où l'époque ?
MOI — L'époque ?
CORNALINE — Oui, l'époque où y'avait pas de voitures, c'est loin pour y aller ?
Et nous marchons, d'usine désaffectée en usine délocalisée, dans les espaces vides d'un monde qui ne produit plus, ignorant d'où viennent les choses.
Heureusement, il nous reste les écrans :
CORNALINE — Oh non, ça pixellise encore… Les pauvres n'arrivent plus à danser. Ah, ça y est ça pique plus Célise !
vendredi 11 octobre 2013
Éric Chevillard fait le malin,
du haut de l’empilement matériel de ses livres Minuit, du haut de son
âge avancé qui tend mathématiquement à se rapprocher chaque jour
davantage de l’âge moyen de ses lecteurs. Il peut se permettre de danser
au-dessus de nos têtes mal numérisées, de se moquer des 47 lecteurs,
tout autant, l’ignore-t-il ?, acheteurs de papier que de numérique, et
peut-être plus encore : adorateurs de reliques de l’auteur de Démolir Nisard,
adeptes guetteurs d’Alexandre Jardin dans son quartier pour lui faire
des crocs-en-jambe. Ses 47 lecteurs grisonnant des cheveux et des yeux,
tremblants et emportés au moindre souffle de tiroir-caisse de librairie
(le 48e est mort d’un arrêt cardiaque dans un tel lieu, arrachant dans
sa chute une page de Choir), constituent le noyau dur indispensable de ses acheteurs papier, des lecteurs de son blog, des participantes aux colloques et conférences sur l’auteur de Palafox : les seuls vrais amis qui resteront à l’auteur de L’Auteur et moi quand viendront des temps plus difficiles que ceux actuels où il semble que l’auteur de Mourir m’enrhume se
la coule douce et palpe un max, à pouvoir snober 47 lecteurs
essentiels, certainement plus primordiaux et indépassables que ses,
combien de lecteurs papier ? 806 ? 807 ?
Tout
autre chose, reconnaissons au passage, et saluons, remercions,
admirons, envions, essayons d’approcher la force d’Éric Chevillard de
faire vaciller la bourgeoisie quand celle-ci, n’ayant de cesse de
paraître dans les médias toute pomponnée de transgression et apprêtée de
valeurs de gauche, montre son vrai visage à la lecture de la chronique de l’auteur d’un Feuilleton dans Le Monde Littéraire (chaque
vendredi, dont nous payons, au passage, et ce jour uniquement, le tarif
numérique, à Pierre Bergé et Éric Chevillard, donc), visage de
l’autorité totale (sa position d’actionnaire du Monde est
significative dans cette affaire), visage du vendeur de papier (et de
pixels alors aussi), organisateur de prix récompensant un même papier,
ne comprenant pas qu’on ne puisse pas vouloir faire vendre (il prononce "lire", ce qui serait à vous dégoûter du mot) mais utiliser cet espace
pour écrire, pour créer, pour écrire sur l’écriture, pour démolir et,
indirectement, faire vaciller ce beau visage fripé de collectionneur
philanthrope : un bourgeois comme un autre.
L'Autofictif du 9 octobre 2013 :
De part et d’autre, le même refus d’admettre des évidences. Pour les premiers, que le format numérique offre de multiples intérêts, principalement utilitaires — recherche, stockage, légèreté, disponibilité. Pour les seconds, que la tablette abolit tout ce que le livre représentait en soi, comme objet — son identité propre, sa très proustienne qualité de madeleine, la trace griffue et toutes les éclaboussures de notre passage, la simplicité émouvante de cette vieille preuve de notre génie industrieux, puis la beauté d’une bibliothèque, la présence concrète et encombrante comme un piano de la littérature dans notre vie.
Mais Éric ! Voyons ! Le numérique propose mêmement ses madeleineries ! Les couvertures reproduites sur des étagères de bois numérique, la manière de classer les fichiers, le choix d’une police de caractère par superstition, et les notes prises à la volée et la couleur du surlignage (j’ai même fait dédicacer un livre numérique via commentaire saisi sur la page titre), et les versions d’appareils, de supports, ces plaisirs techniques purement celui pour l’objet (et puis je n’ai pas appris à jouer du piano, la CSP dont je suis issu ne correspondant pas, alors pour l’encombrement il faudra repasser), le contact avec l’écran, doux et métallique à la fois, différent sur tel téléphone que sur telle tablette (et as-tu déjà croqué un écran ? son goût séditieux de pixel ?) dos de ladite tablette rayé également, écran ébréché uniquement, un souvenir y est lié ; et toute la faiblesse de tout ça, qui peut se perdre à tout instant, qu’un vent souffle et c’est une vie qu’il faut saisir pour de neuf… Manquerais-tu d’imagination ? Non… je n’ose le… Ou de pratique alors ? Tu sais bien que le web est un livre, des livres, pourtant… Ah… toi, l’auteur de Sans l’orang-outan qui a un jour eu la chance d’être lu par Natalie Dessay, qui osa remplacer pour sa lecture le sujet par sa présence à elle, dans ce corps à corps… Enfin, si l’on perd ce que l’objet livre avait, il faut voir que, d’une part on ne sait pas s’il ne restera pas des livres (pour enfants, de photos, d’art, à beau papier, à plier, peints, découpés : des formats et usages particuliers…) et d’autre part : et alors ?, tu te mouches dans du parchemin, toi ?
jeudi 30 mai 2013
Le twitter à gratin.
Quand la guerre numérique aura effacé toutes les données, la nucléaire les villes, les 807 survivants trouveront : Les tweets sont des chats.
Et pourquoi pas les truites aux amandes qui seraient des gratins de chou-fleur pendant qu'on y est ? Y a plus de limites !
samedi 20 avril 2013
manifeste pour la prochaine saison
Quid d'un projet de streetart écrivant 807 dans la ville ?
Tag, affiche, mosaïque, avec QR code. Aussi performance, flashmob, va savoir.
Le nombre inscrit dans le corps de la ville, le dénombrement limite exprimé politiquement, le sens donné enfin à des pierres trop lisses. 807 j'écris ton nom.
mardi 9 avril 2013
Lèvres - Relève - Élève.
Il y a des
phrases, certaines phrases, prononcées si bas, si proches, qu'il est
possible, sur l'air même qui les transporte, de les lire avant de les
entendre, un peu comme on lirait sur les lèvres ; et plus proche encore :
le silence à lire.
À propos d'un ministre, à côté de moi au bar, on
conclut : "Plus c'est gros, plus ça passe." — "Eh non, tu vois, pas
toujours." — "Les mecs, faut qu'ils montent le niveau, là". (Je
n'entendrais pas le niveau de quoi il faut élever : celui du mensonge ou
de la vérité ?)
Cornaline, qui a largement passé les 807 jours et a
trois ans cette semaine, l'a dit en rentrant de chez la nounou : "j'ai
fait un site internet en travail d'école".
jeudi 4 avril 2013
807 fois Bourrik.
Robert A. Bourrik, aurait enregistré en français. C'était la rumeur au début des années 2000. Il aurait écrit, chanté, et même enregistré en français, mais tout aurait été détruit, selon une autre rumeur, après avoir été pillé par des artistes français dans les années 80. Thibault Paltan et John Long estiment aujourd'hui à 807 le nombre de bandes disparues et sur celles-ci, combien de chansons connaissons-nous, fredonnons-nous, sans soupçonner qu'elles viennent en réalité de notre star américaine ? Et parmi ces chansons, combien ont-elles été pastichées, parodiées, déformées, peut-être ruinées par nos artistes locaux ? Le saurons-nous jamais ?
Toutefois, tout bon journaliste parvient toujours à ses fins même sans moyens et à force de suivre ces rumeurs et ces ragots, ces bruits et ces non-dits, nous avons retrouvé, au prix d'une enquête mondiale sans confort ni économie, mais pleine de récompenses : des fragments manuscrits sur des nappes de restaurant qu'un serveur fan avait gardé ; une partition-graffiti dans des toilettes dont les notes ont été mémorisés par un agent d'entretien mélomane ; un air murmuré par Robert A. Bourrik lui-même entendu par un passant admirateur jurant l'avoir reconnu sur la cinquième avenue et qui nous l'a, par l'intermédiaire de ses petits-enfants, retranscrit. Parmi tout cela, nous pouvons produire, en exclusivité, ces paroles, qui montrent le grand et fin connaisseur de cuisine qu'était Bourrik, mais aussi nous donnent une trace de sa biographie inconnue, qui permettra, un jour peut-être, de retrouver ses origines européennes…
Fourme d’Ambert
Belle-des-Champs
Parmesan
Rocamadour
Chaource Cheddar
C’est le lait, le lait
Qui vous prépare
Et nous accapare
*
Moi les relents de l’enfance
En France
Fragrances
Manque d’Abondance
Par les différences que j’ai
Rouillée......Tâchetée
Herbes mélangées
Ruminant petit enfant
Pas comme vous
Je connais la digestion
De broutage et rumination
*
Comme laissée tout’ seul’ en cave
Fromage ... pas grave
Un peu affinée
Le pain je l’voyais passer
Meuhé ... Meuhé
Je l’voyais passer
Ruminant petit enfant
Pas comme vous
Je connais la digestion
De broutage et rumination
*
Gorgonzola
Rochebaron
Beaufort
Boule des Moines
Toutes seules
Tout l’temps
C’est le lait, le lait
Qui vous prépare
Et nous accapare
Meuh Meuh...
*
Laron d’Orsou
Philadelphia
Mont d’Or
Et le Maroille
Tout’ seule
Tout l’temps
C’est le lait, le lait
Qui vous prépare
Et nous accapare
Meuh Meu-euh...

mardi 25 décembre 2012
De l'espionnage et du scandale
Tout va bien pour les 807, merci, qui infiltrent les jury de prix littéraires et les télévisions d'état tout en jouant au piano une musique hypnotisante et inquiétante avant de conclure par une énigmatique phrase sur l'humain qui vous fait trembler jusqu'à l'ADN.
Mais tout semble être au plus mal pour Éric Chevillard dont le plagiat éhonté de Tromboline et Foulbazar, Le bébé bonbon, vient d'être démasqué par nos services secrets, mais nous ne pouvons rien dire de plus ici sous peine de dévoiler une partie d'une partie d'une des intrigues de son dernier livre L'Auteur et moi. Et un jour, moi aussi je serai lu par Nathalie Dessay
Mais tout semble être au plus mal pour Éric Chevillard dont le plagiat éhonté de Tromboline et Foulbazar, Le bébé bonbon, vient d'être démasqué par nos services secrets, mais nous ne pouvons rien dire de plus ici sous peine de dévoiler une partie d'une partie d'une des intrigues de son dernier livre L'Auteur et moi. Et un jour, moi aussi je serai lu par Nathalie Dessay
jeudi 28 juin 2012
Le point de vue des 807.
Le plus remarquable quant au joyau des
quelques (mais pas tout à fait) 807 tableaux de la Renaissance
Italienne du Louvre, La Joconde, est que cette toile mesure
53,8 cm x 75 cm, ce qui représente une surface de cinq fois 807 cm²
précisément. Il ne faut pas voir là de hasard, mais un signe, très
simple, astucieusement encodé, représentant la seule véritable
énigme du palais et de la vie du peintre et ingénieur, un signe,
qui traversa les siècles, que Leonardo di ser Piero da Vinci
lui-même adressa directement aux 807.
Cette toile, bien antérieure à nous,
a créé les 807. Oui, nous pouvons dire : Maman Mona et Papa
Léonardo sont nos vrais ancêtres, d'où nos indéfinissables
sourires et notre génie permanent.
Quant à Véronèse, là, derrière,
incapable de représenter 807 personnages sur Les noces
de Cana (65,934 m²), il est bien ridicule.
mercredi 9 mai 2012
Mangeur de papier. Voyage en Transsibérien.
Quinze jours sur une île en compagnie du plus sinistre mangeur de papier, tenant du tout numérique, du tout virtuel, pour ne pas dire irréel, irréaliste, rêveur, dangereux révolutionnaire rouge au couteau entre les dents, quinze jours à publier l'habituel triptyque non plus à minuit mais à une heure décalée, même pas dans le bon sens, juste pour se faire remarquer et faire lambiner les malheureux fans (pas nous, et heureusement qu'ils sont si peu), quinze jours à parler de la faune et la flore, si insulaires, si peu métropolitaines mais tellement "autofictives" sans doute, tu vois, quinze jours pour un écrivain qui se vante, avec un snobisme qui n'a d'égal que la difficulté à taper l'URL de son blog saturée de tirets comme un train l'est de voitures et de tampons les séparant, de n'avoir rapporté aucun livre de son voyage en Transsibérien mais qui ne se gêne pas pour nous abreuver de clichés et d'images douces ou amères sur la Réunion, quinze jours qui, s'ils étaient 807, m'auraient forcé à aller là-bas couper au port de Saint-Denis le câble qui alimente l'île en internet.
Quinze jours et vous verrez qu'au bout du compte il n'y aura rien, pas un mot, sur cette France qui souffre, cette France du travail en bureau, cette France qui s'endort aussi bien en lisant l'Autofictif que lors des interminables réunions du lundi matin.
Je suis résolument contre le faux nouveau principe de la saison 4 des 807, cette histoire de triptyque me rappelle trop de souvenirs, trop de systèmes, trop de facilités et toujours je m'y refuserai !
vendredi 20 avril 2012
Les morts sont bruyants
Toute une activité, ça frappe, ça souffle, ça gronde par en-dessous, on se demande ce qu'ils construisent, là sous leurs pierres, qui sont spécialement posées là pour eux, tout est déjà construit mais ça ne leur suffit pas, il faut qu'ils restent éveillés, toujours, à se rappeler à nous par leur vacarme, boucan tel qu'on s'attend à tout moment à les voir sortir les grillades et le rhum, les seaux de patates et les piments, les 807 ballons multicolores à lâcher dans le ciel pendant qu'eux, en-dessous, toujours là à danser, à chanter... Mais il n'y a que le bruit qui continue, sans fin, ils frappent le béton et le fer, ils manœuvrent le ciel et la terre… pourquoi ? Nous maintenir éveillé, qui sait ?
dimanche 25 mars 2012
Fatalité
Le matin du quatrième jour, c’est sans politesse aucune que j’annonçai à l’ex-artiste que je prenais congé. Il cracha par terre. J'allumai sa cafetière entartrée et marronnasse, qui avait dû servir 807 fois depuis son dernier lavage, dans l'espoir d'obtenir un café aussi fort que possible, et lui demandai s'il voulait comme moi une bonne tasse qui réveille. Il cracha à nouveau. Je claquai la porte et posai ma valise au milieu de la route principale, afin que le car quotidien ne me ratât pas : il n’était pas question de rester ici une seconde de trop, qui se transformerait, dans la poussière du car passé sans s’arrêter, en un jour de trop. En revenant pour avaler mon café et récupérer mon magnéto (lancé par habitude), je vis Robert A. Bourrik étendu sur le sol, inconscient. Bof. Je pris mon matériel, descendis le jus infect en grimaçant et sortis de l’épicerie, sans doute pour toujours.
samedi 17 mars 2012
Celsius 807
Cornaline n'a pas deux ans et non seulement elle maîtrise déjà le présent de l'indicatif à merveille, la tic-tac de Mémé ell' tou'ne, mais aussi, en cela, une notion de l'éternité, des êtres qui passent et des choses qui restent.
Le gros célibataire quitta le jardin
Non sans y avoir
Saupoudré leur mère.
Le gros célibataire quitta le jardin
Non sans y avoir
Saupoudré leur mère.
lundi 6 février 2012
Au café, 3
Qualité-prix du café, isolation et température, muzak ou musique, volume sonore, wifi sécurisé ou pas, prise secteur, lumière, service le midi ou pas, sympathie ambiante, calme, quartier, présence ou non d'Alexandre Jardin à la table d'à-côté... La position, l'existence et la configuration du café idéal pour écrire, oloé rêvé, se calculent à l'aide d'une équation à 807 inconnues.
Dans ces conditions, il faut encore trouver le temps d'écrire.
Dans ces conditions, il faut encore trouver le temps d'écrire.
mercredi 1 février 2012
Au café, 2
Si la trompe de papillon que le serveur m'a apporté l'autre jour a effectivement suffi pour que je boive dans le minuscule verre d'eau accompagnant mon café, elle s'avère aujourd'hui inutile pour trouver, entre les nombreux et iceberguiens glaçons, les molécules d'eau pétillante que je suppose exister dans ce verre avant la fonte des glaces.
Au comptoir, chacun sait bien ce qui s'est passé dans la suite 2 807.
Au comptoir, chacun sait bien ce qui s'est passé dans la suite 2 807.
vendredi 27 janvier 2012
Au café, 1
C'est bien simple la programmation FM de la muzak : chaque morceau d'une base de données de 8 tubes (objet creux) choisis parmi 7 artistes (rentiers) d'une maison de disque (zéro) passe 807 fois par jour.
Si je demande au serveur une paille pour boire le verre d'eau qui accompagne mon café, il se rendra bien compte du ridicule de son service : le verre est si petit que la paille ne rentrera jamais !
Si je demande au serveur une paille pour boire le verre d'eau qui accompagne mon café, il se rendra bien compte du ridicule de son service : le verre est si petit que la paille ne rentrera jamais !
dimanche 11 décembre 2011
samedi 3 décembre 2011
Au pied du temps
Cornaline pratique au sens propre le lèche-vitrine. Et il lui faudra encore bien de la salive pour parcourir les 807 mètres qui nous séparent du magasin de chaussures (et retour).
Tout ce sable, qui chaque jour tombe de ses petites chaussures, marque le passage du temps mieux qu'aucun instrument, et dire que je crois qu'un coup de balai effacera ça...
Tout ce sable, qui chaque jour tombe de ses petites chaussures, marque le passage du temps mieux qu'aucun instrument, et dire que je crois qu'un coup de balai effacera ça...
samedi 26 novembre 2011
ICD-10 G47.4
Aujourd'hui, j'avais pourtant 807 excellentes questions à poser à Robert A. Bourrik. D'où lui vient l'inspiration, ses influences, s'il était une plante, etc. Mais impossible de terminer l'interview.
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